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Soudan du Sud: massacres dans une mosquée et une église

Ce contenu a été publié le 21 avril 2014 - 15:40
(Keystone-ATS)

Les troupes de l'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar ont massacré mi-avril des centaines de civils dans la localité de Bentiu, a annoncé lundi l'ONU. Elles ont notamment tué plus de 200 personnes dans une mosquée, dans une église, des bâtiments évacués de l'ONU et dans un hôpital.

Quand les troupes de Riek Machar "ont pris Bentiu (...) elles ont fouillé un certain nombre d'endroits où des centaines de civils sud-soudanais et étrangers avaient trouvé refuge et ont tué des centaines de ces civils après avoir établi leur appartenance ethnique ou leur nationalité", a expliqué la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss).

Attaques dans une église et une mosquée

"Plus de 200 civils semblent avoir été tués et plus de 400 blessés dans (une) mosquée" où des centaines de personnes avaient trouvé refuge, selon la Minuss. Elle affirme que les forces pro-Machar ont "séparé des individus de certaines nationalités ou groupes ethniques et les ont mis en sécurité, tandis que les autres ont été tués".

"A l'hôpital de Bentiu, des hommes, femmes et enfants Nuer ont été tués parce qu'ils se cachaient et refusaient de rejoindre d'autres Nuer célébrer l'entrée" des forces rebelles dans la localité.

Les troupes antigouvernementales ont également demandé à des civils réfugiés dans une église catholique et dans une enceinte abandonnée du Programme alimentaire mondial (PAM) de révéler leur origine ethnique ou leur nationalité. Elles ont ensuite tué plusieurs d'entre eux.

Massacres fréquents

Au conflit issu d'une lutte interne au régime entre MM. Kiir et Machar se greffent de vieux antagonismes ethniques entre peuple Dinka et Nuer, dont sont respectivement issus les deux hommes.

Ils trouvent notamment leurs racines dans la guerre civile soudanaise contre Khartoum (1983-2005), qui a débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.

Les combats, qui ont fait des milliers de morts depuis le début du conflit le 15 décembre, s'accompagnent régulièrement de massacres à caractère ethnique.

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