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Les délégués du Parti socialiste apportent leur soutien au référendum contre la loi sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication. La décision a été prise samedi contre l'avis de la direction du parti par 76 voix contre 75.

Une motion d'ordre pour procéder à un nouveau vote a elle aussi été rejetée à une voix de différence. L'assemblée des délégués n'a donc pas suivi l'appel du président du PS Suisse Christian Levrat qui ne souhaitait pas que le PS s'associe à ce référendum.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga avait aussi appelé les militants à soutenir cette loi et donc à ne pas s'associer au référendum. "Il ne s'agit pas de surveiller des citoyens qui n'ont rien à se reprocher, il s'agit de la répression d'activités criminelles", avait-elle expliqué dans la matinée.

Mais pour une majorité des délégués, cette loi n'est pas acceptable. Ils estiment que depuis le scandale des fiches, "une intensification de la surveillance de la part de l'Etat" ne procure pas davantage de sécurité, mais empiète sur la sphère privée. Cette résolution a été présentée par des délégués de sections alémaniques.

Lors des débats au Conseil national et au Conseil des Etats, les membres du groupe socialiste s'étaient clairement prononcés en faveur de cette loi. Le référendum a été lancé par une alliance de partis de jeunes dont la Jeunesse socialiste, du Parti pirate et d'organisations actives dans le domaine des technologies de l'information.

ATS