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Le Parti socialiste suisse (PSS) soutient à la révision de la loi sur l'asile soumise au peuple le 5 juin. Réunis samedi à La Chaux-de-Fonds, les délégués se sont prononcés à une écrasante majorité en faveur du projet porté par la ministre Simonetta Sommaruga.

La révision a été adoptée par 172 voix contre 4. Les délégués ont aussi privilégié le oui à la liberté de vote par 170 contre 13.

C'est la première fois que les délégués du PS Suisse acceptent une modification de la loi sur l'asile. Le parti a justifié sa position en expliquant que la réforme défendue par la conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga allait dans le sens des intérêts des requérants d'asile.

La révision doit permettre d'accélérer les procédures grâce à la centralisation de tous les acteurs dans de grands centres fédéraux. Cette accélération de la procédure s'accompagne d'une amélioration de la protection juridique des migrants grâce à un avocat gratuit. Pour le PS, ces innovations constituent une amélioration sensible pour la majeure partie des requérants d'asile.

Cet objet est contesté par l'UDC à l'origine du référendum. En cas de victoire du non le 5 juin, le PS estime que les grands perdants seraient les réfugiés. Il faudrait alors compter avec un nouveau projet nettement plus mauvais, sans protection juridique.

Non aux initiatives

Les autres objets soumis au peuple le 5 juin n'ont pas connu le même succès. Les délégués ont recommandé le rejet de l'initiative "Pour un revenu de base inconditionnel" par 114 voix contre 53. Ils craignent que l'Etat ne se désengage de ses responsabilités envers la société en octroyant une allocation universelle à toute personne vivant en Suisse.

Les délégués ont prononcé un rejet sans équivoque pour l'initiative "En faveur du service public": 134 non et 3 abstentions. Le texte veut contraindre les CFF, La Poste ou Swisscom à faire primer le service sur les bénéfices. L'adoption de l'initiative empêcherait de futurs investissements sans pour autant répondre à la question des salaires des managers, ont-ils estimé. "Une initiative marketing", selon Géraldine Savary.

L'assemblée a réservé le même sort à l'initiative "Pour un financement équitable des transports", dite "vache à lait" qui a été rejetée à l'unanimité. Le PS estime qu'elle creuserait un trou de 1,5 milliard de francs dans la caisse fédérale et rendrait nécessaire un programme d'austérité.

Procréation assistée

Les délégués ont en revanche choisi à une nette majorité de laisser la liberté de vote sur la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée qui règle les cas dans lesquels le diagnostic préimplantatoire serait autorisé. "Il s'agit d'une question personnelle", a souligné le conseiller national Mathias Reynard. Un référendum a été lancé contre la loi jugée trop libérale par un comité interpartis.

ATS