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Scènes de joie à Fribourg à la suite du maintien du club en LNA. Mais Gottéron n'est clairement pas tombé dans la liesse après une saison en deçà des espérances.

Il y a ceux qui ont encore le feu dans leurs yeux comme Julien Sprunger et il y a ceux qui semblent avoir perdu dix ans de leur vie en deux heures de match comme le président Michel Volet.

"On a vécu une saison éprouvante, juge Julien Sprunger. Physiquement bien sûr, mais surtout mentalement. On a fait ce qui fallait dans ce play-out, on a retrouvé une équipe soudée et c'était le seul moyen de s'en sortir." Au four et au moulin, l'élégant attaquant a fait honneur à son rôle de capitaine. "On m'a donné des responsabilités à Fribourg, on m'a mis un "C" sur le maillot parce que j'ai peut-être des qualités de leader, poursuit-il. Et puis j'ai envie de tirer les gars vers l'avant, de montrer l'exemple sur et en dehors de la glace. Cette saison on s'est un peu perdu dans tout ce qui est extra-sportif. On a beaucoup parlé de Gottéron mais pas forcément pour nos prouesses hockeyistiques. C'est encore un peu chaud pour faire le bilan, mais il faudra s'asseoir avec les dirigeants et discuter. On a un peu touché le fond. Il y aura du changement, mais je crois qu'il faut savoir changer les mentalités avant de changer les joueurs. Ca c'est le boulot des dirigeants."

Du côté des dirigeants justement, le président Michel Volet avait la mine de celui qui est passé par tous les états d'âme: "C'est plus qu'un soulagement. Cette saison a été tellement dure, je suis au bout. Ce soir ce sentiment qui l'emporte. On fera les analyses plus tard. On a craint pour notre place, on a souffert et on espère repartir la saison prochaine avec moins de doutes." Et le boss de la BCF Arena d'enchaîner: "Je suis extrêmement déçu de cette saison. Cela fait sept ans que je suis au conseil d'administration et c'est la pire que j'ai vécue. On croyait qu'on avait la meilleure équipe de ces dix dernières années. On va se regarder les yeux dans les yeux et il ne faudra rien éluder. Mais le fond est bon, l'esprit est sain. On doit avoir le courage de dire qu'on a fait faux. Pour ne pas répéter ça il convient d'avoir de l'expérience, mais l'expérience s'acquiert au travers de mauvaises décisions."

Michel Volet n'oublie pas de féliciter son capitaine: "Julien Sprunger c'est plus qu'un exemple, c'est un monument. Je crois qu'un jour il va falloir rebaptiser une place à son nom. C'est un capitaine exemplaire."

ATS

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