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Malgré la crise de la dette en Europe et l'appréciation du franc, Stadler Rail a pu accroître ses ventes l'an passé. Le fabricant thurgovien de matériel ferroviaire a dégagé un chiffre d'affaires de 1,39 milliard de francs, 300 millions de plus qu'en 2010. Mais les commandes ont diminué.

Les entrées d'ordres se sont montées à 1,3 milliard de francs, bien loin des 2,87 milliards affichés une année auparavant, a indiqué vendredi l'entreprise établie à Bussnang. Les commandes sont restées inférieures à la moyenne enregistrée ces dernières années en raison des montants records des exercices 2008 et 2010.

Des entrées de commandes dont le groupe thurgovien a pu bénéficier sur l'année sous revue. Mais dès la fin 2010, l'horizon économique s'est assombri. "L'appréciation du franc est venue freiner Stadler Rail", a commenté vendredi au siège du groupe son patron et actionnaire majoritaire, Peter Spuhler.

Et le conseiller national (UDC/TG) d'ajouter qu'il faut préserver le cours plancher de 1,20 franc pour un euro fixé le 6 septembre 2011 par la Banque nationale suisse (BNS). Dans le cas contraire, 350'000 emplois dans l'industrie et beaucoup d'autres chez les fournisseurs sont menacés.

Compétitivité mise à mal

Certes, pour limiter l'impact de la vigueur de la monnaie helvétique, Stadler Rail a optimisé ses coûts et centralisé les achats de matières premières à l'étranger. Mais malgré ces mesures, l'entreprise thurgovienne a été désavantagée par rapport à ses concurrents de la zone euro et pas seulement en Europe.

Et Peter Spuhler de citer en exemple le contrat manqué l'an passé pour équiper les transports publics de la ville de Bâle avec des nouveaux tramways. "A la faveur de la faiblesse de l'euro, Bombardier a pu présenter une offre 20% plus avantageuse et s'est imposé", a expliqué M. Spuhler.

De plus, la crise de la dette a entraîné l'annulation de commandes et les appels d'offres publics ont diminué. Selon M. Spuhler, la perte de compétitivité de Stadler Rail résulte aussi du fait que le groupe emploie 2800 de ses 4500 collaborateurs sur ses sites suisses de Bussnang, Altenrhein (SG), Winterthour (ZH) et Bienne (BE).

ATS