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Stan Wawrinka vivra un nouveau grand moment dès 15h en finale à Roland-Garros face à Rafael Nadal. Le Vaudois a les moyens de relever le défi ultime du tennis moderne.

Nonuple vainqueur du tournoi, Rafael Nadal disputera son 104e match au meilleurs des cinq sets sur "sa" surface, la terre battue. Son bilan est tout bonnement hallucinant: 101 succès, pour 2 défaites donc. La première subie face à Robin Soderling en 8e de finale de l'édition 2009 de Roland-Garros alors qu'il avait les genoux en compote et qu'il était affecté par la séparation de ses parents, la deuxième en quart de finale à Paris en 2015 à Paris face à un Novak Djokovic quasi injouable.

Difficile, voire impossible de ne pas faire de Rafael Nadal le grandissime favori de cette finale. D'autant plus que le gaucher majorquin a retrouvé tout son mordant cette année sur terre battue, remportant trois titres à Monte-Carlo, Barcelone - où il a triomphé dans les deux cas pour la... 10e fois - et Madrid. Et que les quelque 30 degrés annoncés pour dimanche après-midi Porte d'Auteuil rendront son énorme coup droit lifté encore plus bondissant et difficile à contrer.

Mais si Stan Wawrinka ne doit avoir qu'une seule bonne raison d'y croire, c'est justement dans le dénouement de Roland-Garros 2015 qu'il peut la trouver: il avait alors réussi un véritable chef d'œuvre en finale, dominant en quatre sets un Novak Djokovic soudain pas si injouable que cela, qui plus est après avoir perdu la première manche. L'on se souvient notamment de cet incroyable revers gagnant lâché le long de la ligne en contournant le filet. L'on se souvient aussi que Novak Djokovic avait remporté les trois autres levées du Grand Chelem cette année-là.

Stan Wawrinka (32 ans) a également prouvé vendredi qu'il était à nouveau prêt à aller au bout de lui-même, comme il l'avait fait lors de son épuisant parcours victorieux de New York l'été dernier. Andy Murray a longtemps été une muraille quasi infranchissable dans leur demi-finale, obligeant Stan Wawrinka à prendre de plus en plus de risques. Et "Stan the Man" a su se sublimer vendredi, faisant même exploser l'Ecossais sur le plan physique dans un cinquième set où il a produit son meilleur tennis.

Le Vaudois sait mieux que quiconque élever encore d'un cran son niveau de jeu lorsque le défi qu'il doit relever l'exige. Son bilan immaculé de trois succès en trois finales de Grand Chelem, disputées qui plus est face au no 1 mondial en exercice, en atteste. Et nul doute qu'il saura profiter de l'instant présent et savourer cette finale pour faire fi de la pression et de l'enjeu. Il ne s'est certes imposé que 3 fois en 18 duels livrés face à Rafael Nadal. Mais sa première victoire sur l'Espagnol a été obtenue dans une finale de Grand Chelem (Melbourne 2014), la deuxième sur terre battue (Rome 2015) et la troisième à Paris (Bercy 2015). De quoi croire en son étoile...?

ATS

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