Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les magasins des stations-service devraient pouvoir être ouverts la nuit et le dimanche. Le National s'est prononcé jeudi par 105 voix contre 73 pour cette libéralisation. Au grand dam des syndicats qui brandissent déjà la menace d'un référendum. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Elaborée sur la base d'une initiative de Christian Lüscher (PLR/GE), cette libéralisation permettrait aux stations-service d'offrir en tout temps les produits et prestations répondant principalement aux besoins des voyageurs. Elle s'appliquerait à celles situées sur les aires d'autoroute et en bordure des grands axes routiers.

Partie du magasin fermée

Pour éviter des problèmes d'interprétation, le Conseil fédéral aurait préféré s'en tenir à la terminologie actuelle: "le long d'axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs" au lieu de parler de grands axes. Même si cela ne changerait pas grand chose, a reconnu le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann. Le plénum a refusé de le suivre par 97 voix contre 84.

Selon le droit en vigueur, les stations-service ne peuvent pas employer leur personnel pour vendre certains articles entre 01h00 et 05h00 ou le dimanche. Durant ces périodes, elles doivent fermer l'accès à une partie de leur surface de vente alors que les employés sont de toute façon présents pour le carburant et la cafétéria.

Conditions de travail

Or il devrait être possible de vendre autre chose que des sandwichs graisseux et du café froid, a fait valoir M.Lüscher. Pour la majorité de droite, l'extension de l'assortiment disponible la nuit et le dimanche entraînerait un allégement administratif pour les entreprises concernées et serait favorable aux clients.

La gauche ne l'entend pas du tout de cette oreille. Elle y voit une dégradation de plus des conditions de travail. Une explosion des emplois nocturnes et dominicaux sera inévitable. Les opposants comptent se tourner vers le peuple pour avoir gain de cause, les syndicats ayant déjà annoncé leur volonté de lancer un référendum.

ATS