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La sortie du nucléaire, prévue dans la stratégie énergétique du Conseil fédéral, suscite le scepticisme. Alors que le patron d'Alpiq souligne que le peuple n'a encore rien décidé, le président d'economiesuisse estime que les coûts seront beaucoup plus élevés que prévu.

Ce dernier critique vivement la stratégie du gouvernement. Au lieu de dire de manière transparente que la sortie du nucléaire aura des effets douloureux, on essaie de distiller les informations à dose homéopathique, dit Gerold Bührer dans "Der Sonntag".

Comment l'exploitation de centrales à gaz n'aura pas d'effets négatifs sur le climat reste un mystère pour lui, ajoute-t-il. Et compte tenu de la croissance démographique et économique, le président de la Fédération des entreprises suisses considère qu'une réduction de la consommation d'énergie n'est "pas plausible".

Facture plus salée

Le Conseil fédéral a certes admis cette semaine que les coûts de la sortie du nucléaire seront sensiblement plus élevés que ce qui était estimé l'année passée. Mais selon Gerold Bührer, "au final, les chiffres seront certainement encore beaucoup plus élevés".

La hausse des coûts sera aussi massive dans le réseau des infrastructures, estime-t-il. Si le tournant énergétique visé ne peut pas être mis en oeuvre à des coûts raisonnables, il risque de détruire davantage de places de travail qu'il n'en créera, selon lui. Pour M. Bührer, il faut continuer à développer la technologie nucléaire.

Le peuple aura le dernier mot

"La sortie du nucléaire n'a pas encore été décidée en votation populaire", souligne pour sa part Hans Schweickardt, patron du groupe électrique Alpiq, dans "Le Matin Dimanche". Mais "si la politique énergétique 2050 est réalisable et passe le cap d'une votation, nous l'appliquerons".

Pour l'instant, "il est question de l'élaboration par le Conseil fédéral d'une politique énergétique contenant l'hypothèse d'une sortie du nucléaire", relève M. Schweickardt. Le Germano-Suisse se dit "en faveur du nouveau renouvelable, mais dans l'échelle du réalisable".

ATS