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La révolution du streaming se concrétise aux Etats-Unis (photo symbolique)

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Pour la première fois dans l'histoire de l'industrie musicale américaine, le streaming représente la majorité des recettes, selon les chiffres de 2016 dévoilés jeudi. La croissance dans ce secteur n'a jamais été aussi haute depuis 20 ans.

Le chiffre d'affaires global de l'industrie musicale aux Etats-Unis a augmenté de 11,4% en 2016 pour un gain annuel de 7,7 milliards de dollars (7,65 milliards de francs), au plus haut depuis 1998, d'après la Recording Industry Association of America.

Ce chiffre d'affaires global ne représente toutefois que la moitié du niveau atteint à la fin des années 1990, soit avant la révolution de la musique en ligne.

Plus de la moitié des revenus de l'industrie de la musique l'an passé (51%) viennent du streaming et des abonnements payants aux services numériques (Spotify, Apple Music, Tidal), contre seulement 9% en 2011.

La prépondérance du streaming aux Etats-Unis confirme la tendance mondiale des dernières années.

Un autre organisme, The International Federation of the Phonographic Industry, basé à Londres, a également enregistré une croissance historique en 2015. Les chiffres pour 2016 seront rendus publics dans les prochaines semaines.

CD en chute libre, le vinyle stagne

Le streaming - qui permet aux utilisateurs d'écouter les chansons de leur choix en ligne - a causé des pertes sur les autres formats, historiquement les plus gros générateurs de revenus pour les artistes.

Certains artistes se plaignent de ne pas profiter de cet essor du streaming et des revenus limités qui reviennent aux musiciens, même s'ils bénéficient d'un nouveau support de vente.

Les recettes provenant des téléchargements numériques sur des plate-formes telles que iTunes ont chuté de 22% en 2016. Les ventes de CD ont, elles, baissé de 21%.

Une exception reste le vinyle. Ce support a connu une renaissance grâce à l'intérêt des collectionneurs. Mais les revenus du vinyle n'augmentent que modestement, de l'ordre de 4% en 2016.

ATS

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