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Sept produits ont été interdits et 23 échantillons se sont révélés problématiques (archives).

KEYSTONE/AP/LUCA BRUNO

(sda-ats)

Le laboratoire cantonal de Bâle-Ville tire la sonnette d'alarme après avoir testé 96 mascaras et autres cosmétiques pour les yeux. Un quart des produits contrôlés contenaient des substances problématiques et sept ont dû être retirés du commerce.

Cette interdiction de vente fait suite aux tests qui ont révélé notamment la présence dans un mascara de phtalate de dibutyle, un ingrédient toxique pour la reproduction (CMR) et dont l'utilisation est par conséquent interdite dans les cosmétiques, a indiqué lundi le laboratoire cantonal de Bâle-Ville.

Outre les sept produits interdits, 23 échantillons se sont révélés problématiques. Ils contenaient des substances non déclarées, tant au niveau des colorants que des agents de conservation. Dans huit cas, le laboratoire a décelé de la nitrosamine, une substance cancérigène.

Et quatre mascaras comportaient, sans le mentionner sur leur emballage, de la triéthanolamine, un ingrédient allergène et potentiellement irritant. Les substances toxiques en question contreviennent toutes à l'Ordonnance sur les cosmétiques, qui proscrit l'utilisation de certains agents conservateurs et colorants.

Pas de précision sur les marques

Les cosmétiques - mascaras, eyeliners, khôls mais aussi fards à paupière- ont été achetés auprès d'importateurs, mais aussi de grands magasins et de parfumeries. La campagne de tests a été effectuée dans certains cantons alémaniques (Argovie, Grisons, Zurich, St-Gall, Bâle, notamment).

Le laboratoire cantonal ne dévoile jamais la marque des cosmétiques problématiques, ni les magasins qui les mettent en vente.

Le laboratoire bâlois a souligné dans son communiqué la "non-conformité élevée des cosmétiques pour les yeux" avec les prescriptions légales. Il va continuer à procéder à des contrôles accrus ces prochaines années.

La semaine dernière, une étude au niveau national a été publiée sur la présence de nitrosamines dans les produits de maquillage pour les yeux. Parallèlement à cette étude, le laboratoire bâlois a examiné les cosmétiques pour déterminer la présence d'autres substances toxiques.

ATS

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