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Le succès populaire de la manifestation a aussi entraîné des critiques de la part de militants, qui estiment qu'elle a perdu son aspect revendicatif.

KEYSTONE/EPA/PETE MACLAINE

(sda-ats)

Des centaines de milliers de personnes ont assisté à la marche des fiertés organisée samedi dans les rues de Londres. Elle avait lieu au cinquantième anniversaire de la dépénalisation de l'homosexualité en Angleterre et au Pays de Galles.

Précédent 26'000 participants sur des chars, les services de secours londoniens (pompiers, policiers, ambulanciers) ont ouvert la marche, les organisateurs souhaitant leur rendre hommage "pour leur engagement et leur courage dans les tragiques évènements récents".

Alors que la capitale britannique a été le théâtre de trois attentats et d'un incendie qui a fait plus de 80 morts depuis le mois de mars, les agents de sécurité ont également été déployés en nombre pour cette manifestation, qui traversait des lieux très fréquentés, notamment la principale artère commerciale, Oxford Street, mais aussi Piccadilly Circus et Trafalgar Square.

Célébrant le "Sexual Offences Act" de 1967, les organisateurs ont voulu délivrer "un message d'espérance, de reconnaissance, d'activisme et d'amour", adressé notamment à l'Irlande du Nord, qui doit selon eux encore reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.

Un million et demi de personnes

Présent à la marche, le maire Sadiq Khan a salué la réussite de la manifestation, qui a rassemblé plus d'un million et demi de personnes selon lui, une première.

"Nous avons vécu quelques semaines épouvantables", a-t-il confié, "le meilleur antidote à la tristesse, au chagrin, au deuil ou au terrorisme est d'avoir cette marche des fiertés à Londres aujourd'hui".

Il s'est engagé à défendre les bars, clubs et autres établissements dédiés à la communauté LGBT, dont plus de la moitié ont fermé depuis 2006, d'après une étude du laboratoire d'urbanisme de l'Université College de Londres.

"Respect de chacun"

La première ministre Theresa May, présente à Hambourg en Allemagne pour le G20, a elle aussi tenu a exprimer son soutien à la manifestation. "Nous devons continuer à défendre une véritable égalité pour tous et le respect de chacun", a-t-elle affirmé dans un communiqué. "Le Royaume-Uni a la responsabilité de promouvoir les droits des personnes LGBT à l'international".

Mais le succès populaire de la manifestation a aussi entraîné des critiques de la part de militants, qui estiment qu'elle a perdu son aspect revendicatif. Cette marche "s'est transformée en un évènement commercialisé, bureaucratique et réglementé", a regretté le défenseur des droits humains britannique Peter Tatchell dans une tribune publiée par le Guardian.

ATS