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La nouvelle petite fusée européenne Vega a réussi son premier tir lundi depuis le centre spatial guyanais de Kourou. L'engin, dont la coiffe de protection vient de Suisse, doit garantir à l'UE un accès indépendant aux lancements des petits satellites d'observation de la Terre.

A 7H00 heures locales (11H00 en Suisse), le premier étage P80 de Vega a propulsé la petite fusée de 137 tonnes dans le ciel guyanais. Les deux autres étages à combustible solide Zefiro ont ensuite pris le relais, jusqu'à l'allumage du dernier étage AVUM à propulsion liquide moins de six minutes plus tard.

Après avoir atteint une orbite circulaire à 1450 km d'altitude, l'AVUM a alors libéré successivement les neuf petits satellites embarqués par Vega, sans aucune anomalie.

Marché des petites charges utiles

Capable d'emporter 1,5 tonne en orbite basse (700 km d'altitude), Vega vise le marché des petites charges utiles. Il a surtout vocation à garantir un accès européen à l'espace sur ce secteur, jusqu'à présent dominé par des missiles stratégiques russes reconvertis, de type Rockot ou Dniepr.

Vega vient compléter la gamme des lanceurs opérés depuis Kourou, aux côtés du poids lourd Ariane 5 ECA (jusqu'à 9,5 tonnes en orbite de transfert géostationnaire) et du mythique Soyouz russe (jusqu'à 3 tonnes) qui a déjà deux tirs à son actif depuis la Guyane française.

Vega bénéficie de la technologie helvétique. RUAG Space à Zurich a développé la coiffe de protection de huit mètres de haut environ. Celle-ci protège les satellites des hautes températures, du soleil, des poussières, de l'humidité ou de la pluie avant le décollage. L'ordinateur de commande a été fabriqué par RUAG Space Suède.

ATS