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Jacqueline de Quattro est la première parmi les Romands à afficher clairement ses ambitions (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN

(sda-ats)

Après un Tessinois, une Vaudoise. La ministre PLR Jacqueline de Quattro a annoncé être candidate à la candidature pour succéder à Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Pour le favori Ignazio Cassis, la question féminine est "secondaire".

La conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro est "candidate à la candidature", a dit samedi à l'ats sa collaboratrice personnelle Anne Dousse. Elle revenait sur un entretien accordé par la cheffe du Département du territoire et de l'environnement à l'hebdomadaire alémanique Schweiz am Wochenende.

Pas d'autres commentaires

Mme de Quattro est à la disposition du PLR vaudois jusqu'au 10 août, jour où le comité directeur rencontre et choisit ses éventuels candidats. D'ici là, elle ne fera pas d'autres commentaires, selon sa collaboratrice personnelle.

Jacqueline de Quattro est en contacts réguliers avec Isabelle Moret et les cadres du parti, a-t-elle précisé. Le nom de la conseillère nationale Isabelle Moret est régulièrement cité parmi les papables vaudois. Cette dernière n'a pas réagi à la nouvelle; elle a indiqué réfléchir encore à sa propre candidature.

Candidature vaudoise légitime

"Une candidature vaudoise est légitime par rapport à la taille du canton, par rapport à la force du parti dans le canton", a déclaré le président du PLR vaudois, Frédéric Borloz interrogé par l'ats.

"La décision, on la prendra le 10 août tranquillement. Je suis en contact avec les Tessinois, on veut éviter une guerre, mais une candidature vaudoise est légitime". Deux Vaudois au Conseil fédéral, est-ce possible? "C'est un non-problème, deux Bernois au gouvernement, cela n'a suscité aucune discussion", a rétorqué Frédéric Borloz.

Pas de ticket unique

Didier Burkhalter se retirera en automne après huit ans passés au Conseil fédéral. Les sections cantonales ont jusqu'au 11 août pour présenter leurs candidats à sa succession.

La direction nationale du PLR a clairement fait savoir qu'elle souhaitait une candidature latine. Sa présidente Petra Gössi a exclu une candidature unique. Le groupe parlementaire décidera du ticket officiel le 1er septembre. L'élection aura lieu le 20 septembre.

Question féminine "secondaire"

La présidence du PLR tessinois a déjà proposé le sien: le conseiller national et chef du groupe parlementaire Ignazio Cassis qui fait office de favori. Le ticket officiel tessinois sera présenté le 1er août. Les délégués pourraient décider de lui adjoindre un ou une colistière, notamment l'ex-conseillère d'Etat Laura Sadis.

Mais pour Ignazio Cassis, la question du genre est "secondaire". "Si j'étais une femme, je serais presque vexée qu'on me choisisse parce que je suis femme et pas pour mes qualités", affirme le Tessinois dans un entretien au Matin Dimanche.

Et de reconnaître que son passage au Parlement l'a fait pencher politiquement plus à droite. La liberté individuelle est par exemple une valeur plus importante que la santé, pour l'ancien médecin cantonal et patron de la fédération des caisses maladie Curafutura.

Malgré la concurrence féminine romande qui se dessine, Ignazio Cassis est pratiquement élu, estime de son côté le président du PDC Gerhard Pfister dans un entretien avec les journaux alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Le PDC ne reprochera en tout cas pas à M. Cassis d'avoir des convictions libérales et de les défendre.

Première en Suisse romande

Si l'option tessinoise ne fait pas l'unanimité, la carte féminine pourrait être utilisée par le PLR. La gauche et les Vert'libéraux ont déjà fait savoir qu'ils soutiendraient des candidates face à un homme jugé trop proche des assureurs.

La candidature de Mme de Quattro, parfaitement bilingue, est la première à émerger clairement en Suisse romande. A Genève, le conseiller d'Etat Pierre Maudet et le conseiller national Christian Lüscher sont également pressentis. Quant au PLR fribourgeois, il a déclaré mi-juin être en discussion avec le conseiller national Jacques Bourgeois pour une éventuelle candidature.

Interrogé samedi dans le "19:30" de la RTS, le conseiller aux Etats Olivier Français (PLR/VD), encore peu évoqué dans ce contexte, a déclaré qu'il serait "très honoré" si on le sollicitait. "Ce serait un plaisir pour moi de relever ce challenge", a ajouté l'ancien municipal lausannois.

ATS