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Qui pour succéder au conseiller fédéral Didier Burkhalter? Les candidats PLR tessinois ont jusqu'à lundi pour s'annoncer (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Les PLR tessinois intéressés à succéder au conseiller fédéral Didier Burkhalter ont jusqu'à lundi pour s'annoncer. Mais jusqu'à présent, la section cantonale du parti n'a pas encore officiellement reçu de requête. Le ticket officiel sera présenté le 1er août.

Le PLR tessinois donnera une conférence de presse dans les jours suivants le 10 juillet, date pour le dépôt officiel de la candidature, afin de dévoiler les noms des candidats, explique à l'ats Andrea Nava, secrétaire du parti.

Le parti ne désignera qu'un seul candidat le 1er août, déclarait le président des libéraux-radicaux tessinois Bixio Caprara il y a une semaine. Ce même jour, le parti conviera ses membres à une assemblée extraordinaire; ceux-ci seront amenés à dire s'ils acceptent ou non le ticket unique proposé par la direction de la section cantonale, selon M. Nava.

Les délégués pourraient ainsi décider que plusieurs candidats entrent dans la course. Le conseiller fédéral PLR Johann Schneider-Ammann doit aussi participer à l'assemblée.

Parmi les potentiels candidats tessinois à la succession de Didier Burkhalter, trois ont été mis jusqu'ici en avant, mais sans que ceux-ci aient émis un signal clair à ce sujet.

Ignazio Cassis favori

Le favori est pour l'instant le conseiller national Ignazio Cassis, chef du groupe parlementaire PLR. Il a fait part de son intérêt à la candidature, mais sans dire s'il se portait candidat. Âgé de 56 ans, il siège à la Chambre du peuple depuis 2007. Médecin de profession, il est polyglotte et dispose d'un bon réseau à Berne, un avantage par rapport à ses deux concurrents hypothétiques.

Le Tessinois est aussi à la tête de l'association des caisses maladie Curafutura, de la faîtière des EMS Curaviva, de la fondation Equam, active dans les soins ambulatoires, et Radix, centre national en matière de santé publique.

Une ancienne députée

L'ancienne conseillère nationale et conseillère d'Etat tessinoise Laura Sadis n'exclut pas de se proposer. Mais elle se porte candidate seulement si la section cantonale est d'avis que sa candidature peut mener à une "stratégie victorieuse", a déclaré Mme Sadis dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Il Caffè.

Laura Sadis a siégé au sein du gouvernement tessinois de 2007 à 2015. Elle ne s'est pas représentée aux élections cantonales de 2015, estimant que son parti ne la soutenait pas assez.

Durant son mandat, l'ancienne députée avait critiqué la sphère politique tessinoise pour son manque de sens de compromis. La Tessinoise fait partie des conseils d'administration d'AlpTransit Gotthard SA et de la Mobilière.

Christian Vitta est "intéressé"

Enfin, le conseiller d'Etat tessinois en charge des finances Christian Vitta s'est récemment montré intéressé par le poste de conseiller fédéral. A 44 ans, il est vice-président du PLR Suisse et membre du Conseil de banque de la Banque nationale suisse depuis 2016. Il a siégé de 2001 à 2015 au parlement cantonal tessinois et dirigé la commune de Sant'Antonio durant quinze ans.

En tant que ministre de l'économie, il est parvenu à imposer à son canton une politique d'austérité. Le taux de chômage a également baissé en 2017 au Tessin; il se situe désormais dans la moyenne nationale. Au sein du gouvernement tessinois, Christian Vitta est considéré comme un médiateur réfléchi et quelqu'un de pragmatique.

Malgré son intérêt, le quadragénaire avait affirmé mercredi dans le Blick qu'il n'irait pas à l'encontre du PLR tessinois, si celui-ci décidait de s'en tenir à une seule candidature. Le cas échéant, Ignazio Cassis a certainement les meilleures cartes en main, selon M. Vitta. Un scénario qui serait cependant tout autre si la section du parti choisissait de présenter plusieurs candidats, ajoutait-il.

ATS