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Football - Onze longs mois sans jouer un seul match qui "compte" ! L'équipe de Suisse n'avait plus connu une telle situation depuis dix ans.
Il faut remonter à 2001 et l'élimination pour la Coupe du monde 2002 au Japon et en Corée consommée un soir de juin à Bâle par une défaite 1-0 contre la Slovénie pour retrouver la trace d'une période similaire. Une période délicate à négocier dans la mesure où les rencontres amicales, même contre les Pays-Bas et l'Argentine, ne suscitent pratiquement plus aucune ferveur auprès du public.
Mardi soir au Parc St-Jacques pour la venue du Monténégro, Ottmar Hitzfeld et ses joueurs pourront ainsi mesurer toutes les conséquences de la défaite de Swansea. Cette "finale" pour le barrage, qui était annoncée jusqu'à vendredi, n'a plus aucun sens. L'ambiance risque d'être pesante à Bâle.
Les Suisses se retrouveront face à un adversaire qui a, nous dit-on, festoyé jusqu'au bout de la nuit après le nul (2-2) arraché contre l'Angleterre. De plus, les Monténégrins comptent... sept joueurs sous la menace d'une suspension pour le premier match du barrage! Ils seront, enfin, privés de leur meilleur joueur, Mirko Vucinic, suspendu après avoir "sagement" écopé d'un second carton jaune contre les Anglais.
"Nous ferons tout pour ne pas décevoir nos fans", promet Ottmar Hitzfeld. De ce match devenu sans enjeu, le sélectionneur entend en faire celui qui va ouvrir la route de la campagne de qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Mais la Norvège, la Slovénie, l'Albanie, l'Islande et Chypre, les adversaires des Suisse dans ce tour préliminaire, n'habitent pas encore les pensées de ses joueurs. Un Diego Benaglio songe désormais à la lutte contre la relégation que Wolfsburg doit à nouveau engager. Un Stephan Lichtsteiner à défendre sa première place dans le Calcio avec la Juventus. Et les Bâlois à la venue la semaine suivante de Benfica dans un match crucial de Ligue des Champions.
Malgré ce contexte particulier, Ottmar Hitzfeld exige de ses joueurs un sursaut après la défaite au Pays de Galles. Au Liberty Stadium, la plus vive déception est venue peut-être du trio bâlois formé de Shaqiri, Xhaka et Frei dont on attendait monts et merveilles. Les trois demis ont accusé un trop grand déchet. Ils n'ont pas exercé l'influence espérée. Ils n'ont pas su, malheureusement, gommer à la fois l'indolence de plus en plus marquée d'Eren Derdiyok et l'absence de rayonnement du capitaine Gökhan Inler.

ATS