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Match de folie au Parc Saint-Jacques! Menée 2-0 jusqu'à la 80e minute, la Suisse s'est imposée 3-2 devant la Slovénie.

Acquis grâce aux réussites des remplaçants Drmic (80e et 94e) et Stocker (84e), ce résultat ouvre les portes de la phase finale de l'Euro 2016 à la Suisse. Pour assurer sa deuxième place du groupe, la Suisse n'a plus qu'à gagner deux de ses trois derniers matches, en Angleterre et en Estonie et contre Saint-Marin. Le panache commande de cueillir le premier succès mardi à Wembley...

A dix minutes près, Vladimir Petkovic aurait été un entraîneur sur la sellette. Le coach national avait pris le risque de se priver de son capitaine Gökhan Inler pour cette Finalissima. Avec une défaite, ce choix lui aurait été très certainement reproché. Mais Vladimir Petkovic a, surtout, eu la main heureuse avec son coaching. Les introductions d'Embolo (57e), de Drmic (65e) et de Stocker (80e) ont été décisives. S'il n'a pas marqué, Embolo, par sa force de pénétration, a réveillé une équipe endormie. En souffrance à Mönchengladbach, Drmic a rappelé qu'il était un véritable buteur. Quant à Stocker, il a montré en seulement dix minutes davantage que Seferovic en 80!

Deux "blackout" de Fabian Schär et de Timm Klose avaient placé les Suisses dans une situation presque impossible. Les défenseurs de Hoffenheim et de Wolfsburg endossent une responsabilité presque écrasante sur les deux buts slovènes. Schär a laissé filer Ilicic sur le 1-0 de Novakovic à la 45e et Klose a perdu son duel avec le capitaine Cesar sur le 2-0 de la 48e. Un but juste avant la mi-temps, un autre juste après: le scénario n'aurait pas pu être pire. Les 25'000 spectateurs ont très vite manifesté leur colère contre cette équipe de Suisse que l'on a vue très certainement trop belle. Avec humour parfois comme ce "Hopp YB" lancé à la 78e minute...

Heureusement, la Suisse de Vladimir Petkovic n'est pas ces Young Boys qui font sourire tout le pays depuis des années. Face à des Slovènes qui ont refusé le jeu, les Suisses n'ont cessé de remettre l'ouvrage sur le métier. Ils l'ont fait trop souvent de manière maladroite. Mais au final, cette générosité a payé. La Suisse de Vladimir Petkovic mérite de disputer l'an prochain la phase finale de l'Euro. On espère qu'elle la jouera avec culot, courage et audace. Trois valeurs qu'elle n'avaient pas vraiment affichées lors des deux dernières Coupe du monde...

ATS