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Les professionnels kényans du tourisme cherchaient samedi à dédramatiser l'importance de l'attaque de vendredi contre deux touristes suisses au Kenya. Pour eux, ce n'est pas la Suisse qui était visée dans cet incident, dernier en date d'une série de violences contre des étrangers.

"Il semble que cet événement soit lié à des rivalités entre différentes communautés de la région de Shaba. C'est tout à fait local", a déclaré samedi à l'AFP le directeur d'une grande agence de tourisme kényane.

"C'est très regrettable, mais cela n'a pas de répercussions dans le reste du pays. (...) Le Kenya est grand, de la taille de la France, et cet incident est localisé", poursuit-il.

Un avis partagé par le ministre du tourisme Najib Balala. "C'est sans aucun doute une question locale. C'était une balle perdue", a-t-il confié à l'AFP. "Cela n'a rien à voir avec les shebab, ni avec la Somalie. Il y a eu quelques problèmes entre les populations Turkanas, Boranas et Somalis", a-t-il ajouté, notant que les querelles s'étaient intensifiées le mois dernier.

"Nous avons demandé aux touristes de ne pas se rendre (dans cette région) ou de se faire accompagner par un garde armé", a-t-il indiqué.

Les Suisses vont bien

Une touriste suisse a été grièvement blessée et son chauffeur kényan tué vendredi près de la réserve nationale de Shaba (est), à 250 km au nord de la capitale Nairobi. Le second suisse est indemne.

Les deux Helvètes, qui ont reçu samedi la visite de l'ambassadeur de Suisse à Nairobi Jacques Pitteloud, vont "bien si l'on tient compte des circonstances", a indiqué à l'ats le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Ils bénéficient de la protection consulaire. La représentation diplomatique est en outre en contact constant avec les autorités kényanes, qui ont ouvert une enquête.

De son côté, le DFAE ne déconseille pas les voyages au Kenya. Il prie les Suisses de suivre les consignes des autorités locales et de consulter les recommandations de voyage qu'il publie sur sa page internet.

ATS