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Suite aux deux évasions survenues à la prison de la Croisée à Orbe (VD) en juillet et ce week-end, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux a ordonné un audit sur la sécurité de cet établissement. De graves manquements humains et techniques ont été constatés. Un agent de détention a été licencié.

Sylvie Bula, cheffe du service pénitentiaire (SPEN), est revenue lors d'une conférence de presse lundi à Lausanne sur l'évasion de ce week-end. Dans la nuit de samedi à dimanche, peu après minuit, six détenus, enfermés dans trois cellules distinctes, sont parvenus à ouvrir les portes, probablement avec des cuillères et des petits couteaux à bout rond utilisés pour les repas.

Les malfrats ont ensuite fracturé une porte pour gagner le secteur socio-éducatif situé dans le quartier cellulaire. De là, ils ont cassé une fenêtre sans barreaux et gagné le parking du personnel.

Fugitifs détectés

A l'intérieur, les fuyards ont obscurci les caméras de surveillance interne. D'une technologie ancienne, une fois recouvertes, elles ne donnent pas d'alerte à la centrale. En revanche, le système de sécurité extérieur a bien fonctionné: les fugitifs ont été détectés sur le parking à 01h15. A 01h17, la police était avertie.

Plus de vingt patrouilles ont été engagées, ainsi qu'un hélicoptère à caméra infrarouge, a indiqué Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale. Deux fugitifs ont été retrouvés vers 05h00 dans une remise du côté de Suchy, deux autres à 05h30 dans un ferme du même secteur. Ils sont désormais en arrêt disciplinaire.

Leurs camarades n'ont pas été repris, mais les investigations se poursuivent. A la prison, un contrôle complet a été effectué et le personnel renforcé, a relevé Mme Bula.

Matériel vieillot

Coïncidence, Béatrice Métraux a reçu vendredi un rapport interne sur l'évasion de juillet, a-t-elle indiqué. Cinq détenus, dont deux ont été repris, s'étaient alors évadés en creusant un orifice dans le plafond friable de leur cellule, aussi avec des cuillères et couteaux. Ils sont ensuite passés par les combles et le toit avant de franchir le grillage du parking du personnel.

Depuis, diverses mesures ont été prises: sécurisation des combles, pose de barbelés sur le toit, ajout de détecteurs de mouvement et suppression d'angles morts. La cheffe du SPEN a néanmoins concédé que les installations de surveillance datant de 2003 étaient obsolètes. La sécurité des portes de cellules est aussi clairement insuffisante.

Désactivation des PIR

Mais le rapport a révélé d'autres dysfonctionnements. Des agents de détention ont désactivé à plusieurs reprises le système infrarouge de détection des mouvements PIR. Ils le font en raison de fausses alarmes dues à la présence d'animaux, chats et vaches, autour de la prison, a expliqué la cheffe du Département de l'intérieur (DINT).

Le jour de la quintuple évasion, l'un d'entre eux avait désactivé le PIR du parking du personnel. "Il l'avait déjà fait souvent. Ce n'est pas acceptable", a souligné Mme Métraux. Il a été licencié lundi pour faute grave.

Expertise

Suite à ces révélations, la conseillère d'Etat a ordonné une expertise sur la sécurité interne et externe. Il faudra revoir les investissements et augmenter le personnel. Elle n'a pas exclu d'étendre l'audit à d'autres prisons du canton.

Les cellules modulaires qui permettront d'installer 80 places supplémentaires en 2013 à la Croisée vont aussi être adaptées en fonction de ces nouveaux impératifs. La prison préventive compte actuellement 250 détenus pour 180 places.

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ATS