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Ski alpin - Vingt-cinq ans après les légendaires Mondiaux de 1987, Didier Cuche s'est imposé avec brio en super-G en Crans-Montana.
Le circuit était certes repassé par le Haut-Plateau en 1998. Aucun super-G n'y avait toutefois été disputé depuis le sacre d'un certain Pirmin Zurbriggen en 1987. Un passage de témoin tardif, mais hautement symbolique entre deux des plus illustres rois de la vitesse en Suisse.
Agé de 12 ans à l'époque, Cuche a reconnu qu'il n'avait pas beaucoup de souvenirs de l'euphorie des Mondiaux de 1987. "La seule véritable image qu'il me reste, c'est la chute de Joël Gaspoz en géant (réd: le Valaisan avait course gagnée avant de tomber)", a-t-il relevé.
"Je me rappelle surtout de la période entre 1998 et 2005, durant laquelle on nous a bassinés avec ces Mondiaux. On nous rappelait constamment les 14 médailles suisses et à quel point nous étions des 'luges' par rapport à nos aînés", a-t-il raconté.
Le début de course ne laissait pas augurer un succès du skieur des Bugnenets, distancé à plus de cinq dixièmes au premier temps intermédiaire. Mais c'était sans compter sur ses fameuses qualités de finisseur. Suivant des trajectoires dont lui seul a le secret, Cuche a fait une démonstration dans les dernières courbes pour venir coiffer le Canadien Jan Hudec de 16 centièmes.
"J'ai commencé à rebours en commettant deux fautes grossières. En bas, j'ai senti que mes trajectoires étaient bonnes. Je ne m'attendais toutefois pas à être tout devant", a-t-il commenté. "Cette piste n'est pas très raide. Du coup, la clef de la réussite, c'est de travailler correctement avec les mouvements de terrain", a-t-il expliqué.
A noter aussi que c'est la deuxième fois que Cuche s'impose sur sol helvétique, dix ans après son succès en géant à Adelboden. "Ce n'est que ma deuxième victoire en Suisse ? C'est bien peu par rapport au nombre de courses disputées dans ce pays !", a-t-il lâché.
Le deuxième Suisse du jour s'appelle Silvan Zurbriggen. Venu en "voisin", le skieur de Brigue a réussi son résultat le plus significatif de l'hiver en terminant au 4e rang. "Je vis une saison difficile. Mais j'ai toujours senti le soutien de mon entourage et j'ai toujours continué de travailler. Je suis ravi de retrouver les avant-postes, d'autant plus dans ma vallée", a-t-il dit.
La journée a été largement moins fructueuse pour Beat Feuz. Le Bernois a échoué au 20e rang. "Je n'ai jamais été dans le bon rythme. Je ne sais pas encore ce que je dois changer pour la course de samedi, mais il faudra bien trouver une solution", a-t-il commenté.

ATS