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Suppression du statut d'artiste de cabaret: les syndicats divisés

Le Conseil fédéral veut supprimer le statut d'artiste de cabaret, qui d'après lui n'assure plus une protection efficace des danseuses. Mis en consultation, le projet divise partis et syndicats. Certaines associations redoutent une recrudescence des activités illégales et de la prostitution.

Le statut d'artiste de cabaret constitue une exception à l'admission de travailleurs non qualifiés en Suisse. S'il est supprimé, les danseuses de cabaret en provenance de pays n'appartenant pas à l'UE ou à l'AELE ne pourraient plus être engagées légalement dans les établissements de nuit.

Ce statut a été créé pour garantir la protection des femmes menacées d'exploitation, mais ne parvient plus à accomplir cette mission, selon le gouvernement. Il n'est d'ailleurs plus appliqué par la moitié des cantons. Côté romand, n'en tiennent plus compte Fribourg, Vaud, le Valais et le Jura.

L'Association suisse des cafés-concerts, cabarets, dancings et discothèques (ASCO) et l'Union syndicale suisse (USS) ont lancé ensemble une pétition. Ils ont remis aujourd'hui près de 5000 signatures à la ministre de la justice Simonetta Sommaruga.

Syndicats divisés

"Nous nous engageons contre la traite d'êtres humains mais la proposition du gouvernement ne va pas dans ce sens", a déclaré à Berne Katharina Prelicz-Huber, membre du comité présidentiel de l'USS. Pour les deux organisations, une telle décision équivaut à un soutien de la traite d'êtres humains et de la prostitution forcée.

Les danseuses provenant de pays non membres de l'UE seraient en plus acculées dans l'illégalité. "Ne soyons pas naïfs, ces femmes ne cesseront pas de venir en Suisse uniquement parce que leur statut a été supprimé", assure la conseillère nationale Katharina Prelicz-Huber (Verts/ZH).

Le syndicat Travail.Suisse est d'un tout autre avis: "nous ne voyons pas de quel droit on délivre des autorisations, de surcroît non contingentées, pour amener des danseuses alors que les autres branches de l'économie ne disposent pas de pareilles exceptions."

Il appelle néanmoins à accompagner la suppression du statut par des mesures supplémentaires afin de "garantir des conditions de travail et de salaires convenables pour les danseuses en provenance de l'UE qui remplaceront celles des autres pays".

Le PS recommande lui d'agir. Des partis de droite et d'autres associations souhaitent eux conserver le statut.

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