Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Huit salariés, huit caméras: la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a jugé que c'était excessif. Elle a exigé d'une entreprise de Toulouse de lever le pied sur la vidéosurveillance de son personnel.

La Cnil, ayant reçu une plainte d'un salarié, a mené son enquête dans la société Oceatech, qui fournit du matériel et des applications aux personnels de santé. Le dispositif de vidéosurveillance comportait "huit caméras (chacune équipée d'un microphone permettant l'écoute sonore et d'un haut-parleur) filmant huit salariés, soit une caméra par salarié", a précisé la Cnil vendredi sur son site internet.

La société avait dit que ce système devait "assurer la sécurité des salariés et lutter contre le vol". "Dans les faits, il s'agissait manifestement d'un outil de surveillance permanente des salariés", dit la commission. Et une durée de conservation excessive a conduit la société à conserver plus de 4000 fichiers vidéo.

Ce dispositif, "manifestement excessif" et "particulièrement intrusif", est contraire notamment à la loi Informatique et libertés ainsi qu'au code du travail. La Commission a donc mis la société en demeure de modifier son dispositif de vidéosurveillance.

ATS