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A 9 mois des JO de PyeongChang, Swiss Olympic a réuni bon nombre d'athlètes et de membres de la future délégation helvétique à Nottwil pendant deux jours. Le but, préparer tout ce petit monde.

Partir à l'aventure, dans l'inconnu, ce n'est pas très sérieux dans le sport de haut niveau et surtout pas pour un pays comme la Suisse. Alors, pour donner un aperçu de ce qui attend les athlètes du côté de la Corée du Sud, Swiss Olympic a mis sur pied un événement pour les sportifs et les membres de l'encadrement. Culture, nourriture, géopolitique, climat, de nombreux aspects ont été abordés afin de dresser un portrait fidèle de cette région où la délégation helvétique va vivre pendant plusieurs semaines entre les Jeux olympiques et les Paralympiques.

Le conseiller fédéral Guy Parmelin y est allé de ses bons voeux à l'égard des sportifs et l'ancien major-général de la zone démilitarisée, Jean-Jacques Joss, d'une cartographie globale expliquant le conflit entre les deux Corées. Celui qui fut responsable des soldats suisses au sein de la Commission de supervision des nations neutres en Corée a passé plusieurs années à surveiller la Corée du Nord depuis son poste d'observation et à faire en sorte que la paix soit maintenue. En bon pacificateur, l'ancien militaire a dépeint la situation de manière calme et dénuée d'anxiété histoire de rassurer les plus angoissés.

Des Coréens un peu brésiliens

Le chef de mission Ralph Stöckli a livré son ressenti après avoir effectué plusieurs voyages en Corée: "C'est important de se préparer pour cette dernière saison avant les Jeux. Nous aurons deux villages et ce sera complètement différent de Sotchi. C'est bien de connaître la culture avant, car on va devoir communiquer avec les Coréens. Pour moi ce sont presque les Brésiliens de l'Asie, ils organisent quelque chose sans savoir si ça va vraiment marcher. Si les Japonais sont très clairs, les Coréens sont différents et ce n'est pas facile pour nous, mais nous avons de l'expérience après le Brésil."

Parmi les sportifs présents, il y avait surtout des jeunes. Pas trace de Dario Cologna, Simon Ammann ou Lara Gut, tous habitués au raout olympique. En revanche, les jeunes skieuses valaisannes Mélanie Meillard et Camille Rast se sont offert une petite pause dans la révision de leurs examens pour prendre connaissance des possibles réjouissances du mois de février prochain. "C'est un grand objectif, a rappelé Mélanie Meillard. Je sais où je me situe en Coupe du monde et j'ai pu prendre part aux Mondiaux. Je sais que j'en ai les capacités. Je suis du genre à regarder saison par saison donc je n'y pensais pas trop. Là ça se rapproche, alors forcément on y pense. J'ai eu la chance de participer aux Jeux de la Jeunesse et on a envie de faire les vrais. Je vais découvrir la neige asiatique que je ne connais pas, mais on va s'adapter."

Pour Camille Rast, il n'y a encore aucune certitude quant à sa participation aux JO 2018. Mais celle qui a pris la 4e place du team event des derniers Championnats du monde à St-Moritz profite de ce rendez-vous au bord du lac de Sempach: "Les Jeux, c'est un rêve de petite fille et le fait d'être invitée à cet événement c'est un petit pas dans la bonne direction. Mais il va falloir travailler dur cet été pour arriver en forme cet hiver et réaliser de bons résultats. Pour aller aux Jeux, il faut être prêt au bon moment et éviter les blessures."

ATS

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