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Swissmedic a suspendu l'autorisation d'exploitation d'Alkopharma, à Martigny. Elle soupçonne l'entreprise d'avoir commercialisé des médicaments avec de fausses dates de péremption. Début novembre, l'institut avait ouvert une enquête sur un anti-cancer sous-dosé.

Swissmedic a pris cette mesure sur dénonciation de l'agence française du médicament (Afssaps). "Il y a un fort soupçon de falsification de date de péremption dans cette affaire", a indiqué le chef de la division pénale de l'institut suisse des produits thérapeutiques.

Suite à cette découverte, Swissmedic a suspendu à partir du 30 novembre l'autorisation d'exploitation d'Alkopharma. La société se voit interdite "de fabriquer des médicaments, de réceptionner des livraisons de médicaments ou de livrer, importer ou exporter des médicaments". "Une telle mesure est très rare", a souligné vendredi le chef du secteur juridique de l'institut.

Anti-cancer

Le médicament en cause est l'anti-cancer Thiotepa, a précisé Swissmedic. Selon l'institut, "il est fort probable que le sous-dosage soit une suite" de la péremption du médicament, car "l'entreprise (Alkopharma) n'a pas sous-dosé volontairement des produits". Le prolongement de la date aurait diminué le principe actif du médicament.

Alkopharma n'était pas joignable vendredi pour commenter ces informations. L'entreprise emploie quelque 450 personnes dans le monde dont une vingtaine en Suisse qui gèrent la diffusion des produits.

Les médicaments contrefaits ont principalement été commercialisés en France. Les deux agences ont retiré du marché courant octobre les lots concernés.

ATS