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Syngenta affirme avoir réglé le différend aux Etats-Unis lié à son puissant herbicide, l'atrazine. Le groupe agrochimique bâlois dit être parvenu à un accord avec plusieurs systèmes communautaires d'approvisionnement en eau. Coût de ce dénouement: 105 millions de dollars (100,4 millions de francs).

Ce montant, couvert en partie par des provisions, sera porté au compte du résultat de l'exercice 2012, écrit la firme rhénane dans un communiqué publié vendredi. Celle-ci estime l'impact sur le bénéfice net par action (16,80 francs en 2011) à quelque 0,50 dollar.

Soumis jeudi à la Cour fédérale du district sud de l'Illinois, l'accord doit recevoir encore l'aval de celle-ci. De nombreuses municipalités de cet Etat, ainsi que de ceux du Missouri, du Kansas, de l'Indiana, de l'Ohio et de l'Iowa avaient porté plainte en août 2010 contre Syngenta et sa filiale Syngenta Crop Protection Inc. (SCPI).

Les communes exigeaient que le groupe paie les coûts d'épuration des eaux contaminées dont elles avaient dû s'acquitter, alors que ce dernier "engrangeait des milliards de dollars". Elles reprochaient à la multinationale d'avoir produit et vendu l'atrazine en pleine connaissance de cause des risques de pollution des eaux.

Pas d'étude scientifique

Syngenta, cependant, précise sur son site Internet que "la plupart des systèmes communautaires n'ont jamais décelé de quantités significatives d'atrazine dans leurs eaux". Et personne n'a jamais été exposé à ce produit au point d'affecter sa santé. Ce qui est scientifiquement prouvé, clame la société.

En dépit de huit ans de contentieux, les plaignants n'ont pu apporter aucune étude scientifique liée à la sûreté de l'atrazine, relève encore Syngenta.

La société continuera à commercialiser l'atrazine, indique-t-elle. Selon elle, ce produit, disponible depuis plus de 50 ans, est utilisé dans la culture du maïs dans une soixantaine de pays. En Suisse et dans l'Union européenne, il n'est toutefois plus employé.

ATS