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Près de 5000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en Syrie d'après les derniers chiffres de l'ONU. Les Syriens ont également été lundi aux urnes pour élire leurs représentants dans les municipalités.

A ce bilan s'ajoutent l'arrestation de plus de 14'000 Syriens et le départ de 12'400 personnes qui ont fui le pays, depuis le début des troubles en mars dernier, selon une nouvelle estimation de la Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, devant le Conseil de sécurité.

Le dernier bilan de l'ONU était jusque-là de plus de 4000 personnes tuées par les forces de sécurité syriennes. M. Assad, interrogé sur ce bilan la semaine dernière, a de son côté mis en doute la crédibilité de l'ONU.

Mme Pillay s'est exprimé devant le Conseil de sécurité à propos des événements en Syrie, répondant ainsi aux voeux de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne. Le Conseil de sécurité n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution qui condamnerait la répression en Syrie.

Elections municipales

Le régime syrien a en outre organisé lundi des élections municipales, malgré les violences dans le pays. Ce scrutin intervient alors que les militants pro-démocratie ont lancé une campagne de désobéissance civile.

Il s'agit du premier scrutin organisé depuis le début du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad le 15 mars. Plus de quatorze millions d'électeurs étaient appelés aux urnes. Les bureaux de vote doivent fermer à 22H00 locales (21H00 suisses). Il y a plus de 42'000 candidats pour 17'000 sièges.

Lundi, la grève générale se poursuivait dans toute la région de Deraa (sud), berceau de la contestation, alors qu'elle était largement observée dans la ville de Douma, près de Damas.

Sur le terrain, les violences se sont également poursuivies. Des affrontements opposaient des déserteurs à des forces de sécurité dans deux hauts lieux de la contestation.

ATS