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Jan Egeland et Staffan de Mistura sont préoccupés par la situation humanitaire pour l'ensemble de la Syrie.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

"De nombreux éléments probants" laissent penser que l'attaque chimique évoquée mercredi en Syrie a eu lieu, dit l'émissaire de l'ONU. Il a répété jeudi à Genève que trois heures de trêve quotidiennes ne suffiraient pas.

Staffan de Mistura a dénoncé la militarisation du conflit ces derniers jours à Alep. Si l'attaque chimique qui a fait quatre tués dans cette ville est vérifiée, elle constitue un "crime de guerre", a-t-il dit devant la presse, au terme d'une réunion du Groupe de travail sur l'aide humanitaire.

Par ailleurs, face à la proposition russe d'une pause humanitaire quotidienne, "trois heures ne sont pas assez", a estimé M. de Mistura. L'ONU, qui n'a pas été consultée, reste sur sa revendication de 48 heures consécutives, indispensables pour organiser les convois.

"La Russie a dit qu'elle nous avait entendue" et elle est prête à discuter d'une amélioration de cette proposition, a dit M. de Mistura. Sur le terrain, cette trêve n'était d'ailleurs pas respectée jeudi. Russes et Américains discutent actuellement à Genève de la manière de réduire les violences.

"Enormes ressources"

L'ONU avait déjà demandé à Moscou il y a deux semaines de lui confier la gestion de couloirs humanitaires qu'elle proposait. La Russie en avait identifié quatre, l'ONU en préfère deux et exige une assistance à l'intérieur de l'Alep et une évacuation volontaire des civils.

L'accès par la principale route d'accès à la ville permettrait aussi d'acheminer de l'aide depuis la Turquie. Mais il faut vérifier que seul du matériel humanitaire franchit la frontière, affirme le co-président du Groupe de travail Jan Egeland.

A Alep comme dans le reste du pays, "d'énormes ressources sont prêtes et les humanitaires sont prêts à entrer dans les zones s'ils reçoivent l'autorisation", dit-il. La situation est préoccupante dans la province de la Ghouta orientale, dans les villes de Madaya, Zabadani, Kefraya et al-Foua.

Appel pour une évacuation

M. de Mistura a cité les noms d'une quinzaine de personnes, surtout des mineurs, à Madaya assiégée par le Hezbollah et le gouvernement, et deux à al-Foua, encerclée par un groupe rebelle. Ces habitants sont en urgence médicale et les parties "peuvent en une minute décider d'autoriser l'ONU à les évacuer".

De son côté, le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) s'est dit jeudi très préoccupé par la situation à Alep mais aussi les attaques récentes contre les déplacés dans la province d'Idlib.

Avant des discussions politiques, toujours ciblées pour fin août, les parties cherchent à améliorer leur position militaire. Et l'augmentation des violences donne un sens d'urgence à des pourparlers, dit M. de Mistura.

Sur le terrain, à Raqa, au moins 30 personnes ont été tuées jeudi et 70 autres blessées dans des raids russes cette région contrôlée par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a dit une ONG.

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