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Les autorités syriennes ont annoncé mercredi "le retour du calme" dans la région de Haffé, dans la province de Lattaquié (nord ouest), après que les forces du régime l'ont, selon elles, "purgée des groupes terroristes armés". Des voix s'élèvent pour durcir le ton contre Damas.

Les autorités "ont ramené la sécurité et le calme dans la région de Haffé après l'avoir purgée des bandes terroristes armées qui ont terrifié les habitants", a indiqué mercredi l'agence syrienne Sana citant une source officielle. Elle a ajouté que les forces du régime "ont poursuivi les bandes terroristes dans les villages avoisinants" où elles ont tué et arrêté des membres de ces bandes.

Les autorités ont saisi de "grandes quantités d'armes utilisées par ces bandes (...), dont des roquettes Cobra, des fusils mécaniques, des charges explosives, des lance-roquettes RPG et des munitions", a précisé Sana faisant aussi état de la mort de membres de l'armée.

Le ministère syrien des affaires étrangères a en outre demandé aux observateurs de l'ONU, empêchés la veille de se rendre à Haffé, d'"aller sur place pour rendre compte de la situation", là où "les terroristes avaient commis des assassinats et des vols et incendié les propriétés publiques et privées".

Repli tactique?

Pour le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, ce repli gouvernemental est "tactique". Des rebelles syriens réfugiés en Turquie ont pour leur part livré un autre récit de l'offensive des forces gouvernementales sur Haffé.

De son côté, la France a annoncé vouloir prendre contact avec ses partenaires occidentaux pour durcir les sanctions contre Damas et rendre obligatoire le plan de paix de l'émissaire de l'ONU Kofi Annan pour mettre fin à la "guerre civile" dans le pays.

Les nouvelles sanctions voulues par Paris frapperaient les cadres et l'ensemble des soutiens du régime pour démontrer que "le seul avenir de la Syrie doit être dans la résistance à l'oppression", a ajouté M. Fabius. Quant au groupe de contact sur la Syrie, ce dernier devrait se réunir avant la fin du mois, selon Paris.

ATS