Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un attentat "terroriste" a fait au moins 11 morts et 28 blessés vendredi à Damas, fragilisant un peu plus le plan de paix de la communauté internationale. Au même moment, des milliers de manifestants étaient réunis à travers la Syrie à l'appel des militants hostiles au régime du président Bachar al-Assad.

L'explosion s'est produite alors que les fidèles sortaient de la mosquée Zine al Abidine. Un imposant dispositif de sécurité y avait été déployé en cette journée de prière hebdomadaire car le lieu a fréquemment été le point de départ de manifestations hostiles au régime, selon l'opposition.

Un peu plus tôt, une puissante déflagration a retenti à Sinaa, autre quartier de Damas, près d'un garage utilisé pour les autocars du gouvernement et par des miliciens du régime chargés de briser les manifestations. Selon des commerçants, cette explosion a incendié une berline noire dont seul le conducteur a été blessé.

Observateurs pointés du doigt

Les militants pro-démocratie avaient appelé la population à se mobiliser, comme chaque vendredi. Ils ont notamment interpellé les observateurs dépêchés par l'ONU pour surveiller le cessez-le-feu instauré le 12 avril et constamment violé depuis, selon des vidéos tournées par des militants.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé le déploiement de 300 observateurs en Syrie. Une poignée se trouve déjà sur place et ils seront 30 d'ici lundi, selon les Nations unies. La lenteur de ce déploiement suscite la colère des opposants sur le terrain et la frustration des pays occidentaux.

Critiques

De nombreuses voix s'élèvent pour accuser Damas de ne pas respecter ses obligations prévues par le plan Annan. Certains ne voient même plus l'intérêt d'avoir une mission d'observation sur le terrain.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a critiqué le fait que Damas ne respecte pas le retrait des chars des villes prévu dans le plan. Il a exigé du régime qu'il "respecte ses engagements sans délai".

ATS