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La Turquie a fermé lundi son ambassade à Damas, en raison d'une dégradation des conditions de sécurité en Syrie, a annoncé une source diplomatique turque. Son consulat général à Alep, la grande ville syrienne du nord du pays, proche de la frontière turque, restera en revanche ouvert.

"Les activités de l'ambassade de Turquie ont été suspendues à partir de ce matin (lundi)", a précisé cette source sous couvert de l'anonymat. L'ensemble du personnel diplomatique turc a quitté la capitale syrienne.

"La fermeture de notre ambassade est évidemment un message politique fort" au régime de Damas, a-t-on ajouté de source proche du gouvernement turc. Ankara suit ainsi l'exemple de plusieurs pays de l'UE (Italie, Espagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas), des Etats-Unis, de la Suisse et des six monarchies arabes du Golfe.

Une aide "non-militaire"

La fermeture de l'ambassade est intervenue quelques heures après une rencontre à Séoul entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux hommes ont convenu dimanche d'apporter une aide "non-militaire" aux rebelles syriens, dont des équipements de communication, a annoncé un responsable américain.

La Turquie a suspendu ses relations diplomatiques avec son voisin et ex-allié en raison de la répression et a appelé au départ du président Bachar al-Assad. Istanbul accueillera par ailleurs dimanche une deuxième réunion des pays "amis de la Syrie" pour discuter des moyens permettant de venir en aide à l'opposition syrienne et de mettre un terme à la répression.

La première rencontre du groupe avait rassemblé fin février à Tunis les représentants d'une soixantaine de pays arabes et occidentaux.

Depuis plus d'un an, la Syrie est le théâtre d'une révolte sans précédent contre le président Bachar al-Assad qui la réprime dans le sang. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 9000 personnes ont péri dans les violences, attribuées par le régime à des groupes "terroristes" cherchant à déstabiliser le pays.

ATS