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L'opposition syrienne a exhorté mardi la communauté internationale à agir contre les "massacres" du régime, résolu à venir à bout de la révolte. Une réunion est prévue en soirée au Conseil de sécurité de l'ONU, divisé sur la manière de mettre fin au bain de sang qui a fait encore au moins 22 tués mardi.

La Russie, un allié de Damas, a répété son opposition à un projet de résolution sur un transfert de pouvoirs proposé au Conseil de sécurité, affirmant qu'il pourrait "ouvrir la voie à une guerre civile". Les Occidentaux réclament sanctions et pressions, alors que Moscou et Pékin prônent la non-ingérence.

"Les changements de régime, ce n'est pas notre travail. (...) C'est aux Syriens de décider eux-mêmes comment le pays doit être dirigé, sans aucune ingérence extérieure", a dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, actuellement en Australie.

En tournée au Proche-Orient, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a qualifié la violence en Syrie de "menace pour la paix" et dit espérer que la réunion sur ce projet proposé par l'Occident et les Arabes, porte "rapidement ses fruits".

Pas de vote prévu ce mardi

La réunion à l'ONU commencera à 21h00 par un exposé du chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, et du Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, sur leur plan proposant un transfert des pouvoirs du président Bachar al-Assad à son vice-président, avant un dialogue avec l'opposition et la constitution d'un cabinet d'union.

Les chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton, française Alain Juppé et britannique William Hague doivent ensuite s'exprimer pour réclamer l'adoption d'une résolution dénonçant la répression qui a fait des milliers de tués depuis le début de la révolte et appelant à une transition démocratique.

Le texte reprend les grandes lignes d'un plan proposé par la Ligue arabe, mais aucun vote n'était prévu mardi, selon des diplomates. Sa dernière version donne toutefois quelques gages à la Russie.

ATS