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Le président Bachar al-Assad a assuré samedi que la Syrie ne cédera pas aux pressions internationales, à l'expiration de l'ultimatum lancé par la Ligue arabe pour faire cesser la répression. Les violences ont en outre continué dimanche. Les opposants ont tiré sur l'un des sièges du parti au pouvoir.

L'organisation panarabe, qui a suspendu Damas de ses instances mercredi, avait laissé à la Syrie jusqu'à samedi pour se conformer, sous peine de sanctions, au plan de paix qui prévoit notamment un retrait des troupes déployées dans plusieurs villes du pays.

"Le conflit continuera et la pression pour soumettre la Syrie aussi", déclare Bachar al-Assad dans une vidéo diffusée sur le site internet du "Sunday Times". "Cependant je peux vous assurer que la Syrie ne pliera pas et qu'elle continuera à résister à la pression dont elle fait l'objet."

Se disant "tout à fait" prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères, Bachar al-Assad affirme qu'il ressent du chagrin à chaque goutte de sang versée dans son pays, mais que son régime doit faire respecter la loi face à des bandes armées. Samedi au moins 17 personnes ont été tuées, dont 11 civils.

Siège du parti Baas attaqué

Dans son interview au "Sunday Times", Bachar al-Assad prévient que toute intervention militaire étrangère provoquerait un séisme dans tout le Moyen-Orient. "S'ils sont logiques, rationnels et réalistes, ils ne peuvent pas (intervenir militairement), parce que les répercussions seraient terribles. Une intervention militaire déstabiliserait la région tout entière et tous les pays seraient affectés", martèle-il.

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs pays arabes espèrent soumettre mardi prochain au vote de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant la Syrie pour la répression de l'opposition.

Au moins deux roquettes ont été tirées à Damas sur l'un des sièges du parti Baas, au pouvoir depuis 1963. Il s'agit de la première attaque des opposants au président Bachar Al-Assad dans la capitale depuis le début du soulèvement populaire mi-mars.

ATS