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Deux attentats à la voiture piégée ont secoué vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, faisant au moins 28 morts. Au même moment, les chars de l'armée pénétraient dans la région rebelle de Homs dévastée par une semaine de bombardements intensifs.

A Alep, relativement épargnée par la contestation, les deux attentats visaient le siège des renseignements militaires et le QG des forces de l'ordre, faisant 28 morts et 235 blessés, a indiqué le ministère de la Santé. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 30 personnes ont péri dans ces attentats.

"Un terroriste s'est fait exploser avec sa voiture à 100 mètres du portail" du siège des forces de l'ordre, a affirmé la télévision officielle. Elle a montré le cratère provoqué par l'explosion ainsi que des images de destruction et des secouristes récupérant des restes humains sous les décombres.

Baisse d'intensité

Ces attentats sont survenus au moment où les Syriens commençaient à se rassembler dans plusieurs villes pour dénoncer le veto russe, il y a près d'une semaine, à une résolution de l'ONU condamnant la répression dans leur pays.

Des manifestations ont eu lieu à Hama (centre), Idleb (nord-ouest), Damas et même dans certains quartiers de Homs, a déclaré le chef de l'OSDH depuis le Royaume-uni. Mais les défilés ont un peu baissé d'intensité "en raison du déploiement en masse" des troupes et des forces de sécurité pour empêcher les manifestations, a-t-il souligné.

Les chars entrent à Homs

En plus des attentats d'Alep, les violences dans le pays ont fait 37 morts vendredi, selon l'OSDH. 29 civils ont été tués par les tirs des forces de sécurité essentiellement à Homs (centre), Alep (nord) et Dmeir (province de Damas), rapporte l'organisation basée à Londres.

A Homs, surnommée la "capitale de la révolution", des chars ont pris d'assaut le quartier Inchaat, que les soldats ratissaient maison par maison. Le bilan de la journée s'élève à 12 morts, mais plus de 450 personnes ont péri dans cette ville depuis le début de l'offensive actuelle le 4 février, selon les militants.

ATS