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La Syrie a reconnu samedi avoir abattu la veille un avion de combat turc en Méditerranée. D'après Ankara, l'appareil a pu violer involontairement l'espace aérien de ce pays. Cet incident intervient alors qu'un nouveau gouvernement a été formé en Syrie sur fond de violences qui ont fait au moins 97 morts samedi.

"Quand vous pensez à la vitesse des jets lorsqu'ils volent au-dessus de la mer, il est courant qu'ils passent et repassent les frontières pour un court laps de temps", a déclaré le président turc Abdullah Gül, jouant l'apaisement après ce grave incident qui attise les tensions entre ces deux pays.

Malgré cette retenue, M. Gül a promis samedi que "le nécessaire" serait fait. Son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a assuré pour sa part qu'il agirait "avec détermination". Ankara a également annoncé attendre les conclusions d'une enquête complète avant d'adopter une position définitive.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a également préconisé une attitude de retenue. Il suit de près la situation et espère que ce grave incident sera abordé avec calme par les deux parties via des canaux diplomatiques, a-t-il fait savoir dans un communiqué samedi.

Le ton était plus ferme du côté de la presse turque. Les médias étaient unanimes samedi à tirer à boulets rouges contre le régime syrien, exigeant qu'il en "paye le prix".

Nouveau gouvernement

Un nouveau gouvernement dirigé par l'ancien ministre de l'agriculture Riad Hijab a en outre été formé samedi en Syrie, a annoncé la télévision d'Etat. Cette annonce intervient plus d'un mois et demi après des élections législatives boycottées par l'opposition.

Bachar al-Assad a promulgué un décret sur la composition du nouveau gouvernement où les ministres des Affaires étrangères Walid Mouallem et de l'Intérieur Mohammad Ibrahim al-Chaar gardent leurs postes, a encore précisé la télévision.

Sur place, les forces du régime poursuivent sans relâche leur répression de la contestation. Les violences ont fait samedi au moins 97 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

ATS