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Horrifié comme toute la communauté internationale par le nouveau massacre survenu en Syrie, Kofi Annan a souhaité jeudi une action plus ferme pour faire respecter son plan de paix. Mais cette action est toujours freinée par Moscou et Pékin, alors que les observateurs de l'ONU sur place ont été la cible de tirs.

S'adressant à l'Assemblée générale de l'ONU, l'émissaire international Kofi Annan a reconnu que son plan "n'est pas appliqué" et a souhaité une pression accrue sur Damas. "Il faut clairement dire qu'il y aura des conséquences si le plan n'est pas appliqué", a-t-il affirmé.

Il faut également "baliser plus clairement la voie vers une transition pacifique". Cette transition vers la démocratie, par un dialogue entre pouvoir et opposition, est un des six éléments du plan de paix.

Punir les responsables

A l'instar de l'ensemble de la communauté internationale, Kofi Annan a par ailleurs exprimé son "horreur et (sa) condamnation à la suite du nouveau massacre de dizaines de civils, dont des femmes et des enfants" mercredi à Al-Koubeir, dans la province de Hama.

"Les responsables doivent être punis. Nous ne pouvons pas laisser les massacres devenir la réalité quotidienne en Syrie", a-t-il déclaré. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a été plus directe à Istanbul, affirmant que le président Assad devait partir.

L'UE a elle réclamé une "enquête totale" sur le massacre, alors que la Suisse, s'exprimant devant l'Assemblée de l'ONU, a rappelé que toute violation du droit international devait être investiguée et ses responsables traduits en justice.

Observateurs cibles de tirs

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qualifiant de "scandaleux et révoltant" le massacre d'Al-Koubeir, a indiqué qu'on avait tiré "à l'arme légère" sur des observateurs de l'ONU qui tentaient de se rendre sur les lieux. Les observateurs ont finalement renoncé à atteindre la localité jeudi.

Selon l'opposition syrienne, qui a diffusé sur internet des images de corps ensanglantés ou calcinés, une quarantaine de femmes et d'enfants figurent parmi les victimes du massacre.

ATS