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Une trentaine de véhicules blindés transportant une centaine de soldats turcs est arrivée dans la province d'Idleb en Syrie.

KEYSTONE/EPA TURKISH GENERAL STAFF/TURKISH GENERAL STAFF PRESS

(sda-ats)

La Turquie a déployé des dizaines de soldats et des blindés dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest). Elle veut instaurer une zone de désescalade visant à mettre fin aux combats dans cette région contrôlée par des djihadistes.

Ce déploiement a également pour objectif de dissuader les milices kurdes YPG de gagner davantage de terrain dans le nord de la Syrie. Soutenues par les Etats-Unis, ces milices sont la bête noire de la Turquie.

L'opération s'inscrit dans un accord conclu à Astana entre d'un côté la Turquie, soutien des rebelles, et de l'autre la Russie et l'Iran, parrains du régime syrien, prévoyant l'instauration de quatre "zones de désescalade". Les pays garants s'y engagent à mettre fin aux combats.

"Le (jeudi) 12 octobre, nous avons entamé les travaux d'installation des postes d'observation", a indiqué l'état-major turc dans un communiqué. Confirmant peu après le mouvement de troupes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que "personne n'(avait) le droit de remettre en cause" cette mesure. "C'est nous qui partageons une frontière de 911 km avec la Syrie, nous qui sommes menacés sans arrêt".

Fortification

Selon le quotidien Hürriyet, le convoi militaire turc, constitué d'une trentaine de véhicules blindés et d'une centaine de soldats, dont des membres des forces spéciales, est arrivé à Idleb dans la nuit de jeudi à vendredi. L'armée turque a transmis aux médias une vidéo montrant des chars, des véhicules de transport de troupes et des engins de chantier faisant route vers la Syrie.

Les troupes turques ont pris position dans le village de Salwa, au nord de la ville d'Idleb, sur une colline qui domine le "canton" kurde d'Afrine. Les soldats turcs fortifiaient leurs positions vendredi à l'aide de bulldozers, selon un correspondant de l'AFP.

L'accord négocié à Astana prévoit à terme la construction par la Turquie de 14 postes d'observation où seront déployés jusqu'à 500 soldats, dans la province d'Idleb, selon les médias turcs.

Coordination avec les djihadistes

Alors que le président Erdogan avait annoncé l'opération à Idleb avec fracas la semaine dernière, les forces turques semblent jusqu'à présent choisir de négocier plutôt que de combattre Tahrir al-Cham, une coalition djihadiste composée essentiellement de l'ex-branche d'Al-Qaïda dans le pays. Selon L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les troupes turques ont ainsi été escortées jeudi soir par des éléments de Tahrir al-Cham.

Cela semble indiquer que le déploiement turc se fait en coordination avec le groupe. Celui-ci avait déjà accompagné une mission de reconnaissance d'Ankara cette semaine.

Alors que le conflit syrien s'éternise, la Turquie semble désormais plus préoccupée par les activités des milices kurdes YPG dans le nord de la Syrie que par le sort du régime d'Assad. L'un des objectifs du dernier déploiement turc est d'ailleurs de dissuader toute velléité d'expansion des YPG depuis leur canton d'Afrine, selon un haut responsable du groupe rebelle Liwa al-Moutassem, Moustafa Sejari.

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ATS