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L'émissaire international Kofi Annan a reçu une réponse du président Bachar al-Assad à ses propositions pour mettre fin aux violences en Syrie. Il rendra compte vendredi de sa mission au Conseil de sécurité de l'ONU. Sur le terrain, le régime a repris le fief rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest.

Lors de ses entretiens le week-end dernier avec le président syrien, Kofi Annan a insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu, l'envoi d'une aide humanitaire aux populations civiles et l'ouverture d'un dialogue entre les autorités de Damas et l'opposition, selon une source diplomatique.

A Damas, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères a lui affirmé mercredi que son pays avait donné une réponse "positive" aux propositions de Kofi Annan. Il a ajouté que la Syrie avait apporté des "clarifications" sur la mise en oeuvre de certaines propositions.

Rapport décisif

Des diplomates siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU ont souligné que le rapport de Kofi Annan vendredi serait décisif pour les efforts des Etats-Unis et de leurs alliés européens visant à faire adopter une résolution sur cette crise. La Russie et la Chine ont déjà usé à deux reprises de leur droit de veto pour faire échec à des projets de résolution.

Sur le terrain, le fief rebelle d'Idleb (nord-ouest) a été repris par les forces gouvernementales. L'Armée syrienne libre (ASL) s'est retirée et l'armée gouvernementale mène des perquisitions maison par maison", a indiqué un militant local. L'armée poursuivait mercredi ses arrestations, a-t-il précisé.

En manque d'armes

"Les armes parvenaient en quantité à Homs, notamment en provenance du Liban voisin", alors qu'à Idleb, proche de la Turquie, les rebelles disposaient "essentiellement d'armes que les déserteurs avaient prises avec eux", toujours selon ce même militant. "Les habitants qui n'ont pas réussi à s'enfuir sont chez eux et vivent dans la terreur".

Par ailleurs, 20 personnes ont été tuées à Deraa (sud) par des raids de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Treize civils et sept militaires ont péri dans la ville, assure l'organisation. Combats et bombardements auraient en outre fait une dizaine de tués à travers le pays.

ATS