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Le président syrien Bachar al-Assad a averti dimanche qu'une intervention occidentale contre son pays provoquerait un séisme dans la région. La Ligue arabe avait affirmé samedi qu'une opération internationale serait inévitable si la méditation en cours échouait.

Ces échanges de points de vues sont intervenus alors qu'une nouvelle réunion entre la Syrie et la Ligue arabe s'est tenue dimanche au Qatar, dans un climat tendu. Damas a promis une réponse lundi à un nouveau plan arabe en vue de mettre fin aux violences en Syrie, qui ont fait plus de 3000 morts, selon l'ONU.

La Ligue arabe a exprimé samedi "son rejet des meurtres de civils" et "l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger". Le comité aurait indiqué à M. Assad que l'échec de la médiation aboutirait à une internationalisation de la crise", notamment un embargo économique, selon le quotidien koweïtien "Al-Qabas".

La délégation de la Ligue, présidée par le premier ministre du Qatar cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a demandé à Damas de s'engager sur un calendrier précis de réformes, d'accepter une réunion avec l'opposition à l'étranger et l'arrêt de la violence.

Risque de "séisme"

Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique "The Sunday Telegraph", M. Assad a, lui, prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient.

"La Syrie est désormais le centre de la région. C'est la ligne de fracture et si vous jouez avec, vous provoquerez un tremblement de terre: voulez-vous voir un nouvel Afghanistan, ou des dizaines d'Afghanistan?", a menacé le président syrien.

"Tout problème en Syrie enflammera la région entière. Si le plan est de diviser la Syrie, cela revient à diviser la région entière", a-t-il ajouté. Selon ses dires, les forces de sécurité syriennes ont commis "beaucoup d'erreurs" au début de la contestation mais visent désormais uniquement des "terroristes".

ATS