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Des milliers de Syriens sont descendus vendredi dans la rue pour manifester contre le régime et réclamer des armes de l'étranger. Ils ont exprimé leur exaspération à l'égard de la communauté internationale, impuissante à faire arrêter les violences.

Dans le même temps, les observateurs de l'ONU déployés en Syrie sont arrivés sur les lieux du massacre d'Al-Koubeir, dans le centre du pays. Ils "se sont d'abord rendus au village (voisin) de Maarzaf, où les victimes ont été enterrées, puis à Al-Koubeir pour inspecter les dégâts dus au bombardement de l'armée", a indiqué un militant à Hama.

Imputé par l'opposition aux forces du régime, le massacre avait fait 55 morts mercredi, dont des femmes et des enfants. Il avait soulevé un tollé international, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon estimant que le président Bachar al-Assad avait perdu toute légitimité.

Nouveau groupe de contact?

Au début d'une rencontre avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à Washington, l'émissaire international Kofi Annan a appelé vendredi à "accroître la pression" sur la Syrie pour la mise en oeuvre de son plan de sortie de crise en six points.

La veille devant le Conseil de sécurité de l'ONU, il avait averti que la crise deviendrait "incontrôlable" si la pression internationale sur Damas ne produisait pas rapidement des résultats.

Il avait également confirmé que des discussions étaient en cours sur la possibilité d'établir un nouveau groupe de contact international sur la Syrie, qui devra "inclure des pays qui ont une influence sur (...) le gouvernement et l'opposition", sans en donner la liste.

Sanctions suisses durcies

De son côté, la Suisse a durci une fois encore ses sanctions contre la Syrie. Le Conseil fédéral a décidé vendredi de mesures analogues à celles prises par l'UE il y a trois semaines. Outre l'élargissement des restrictions déjà en cours, elles concernent notamment les relations bancaires et le fret aérien.

ATS