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Un appel à la grève générale pour accroître la pression sur le régime du président Bachar al-Assad a été bien suivi dimanche dans une partie de la Syrie. Les affrontements entre déserteurs et soldats de l'armée régulière se sont sinon multipliés ce week-end.

Les commerces sont restés fermés et les rues désertes dans plusieurs régions en réponse à un appel de l'opposition, qui entend entamer par cette grève une vaste campagne de désobéissance civile.

La grève a été "très largement suivie" dans la province de Deraa, ainsi que dans la plupart des localités de Jabal al-Zaouia à Idleb, près de la frontière turque, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), citant des militants sur place.

Près de Damas, les forces de sécurité ont tenté d'ouvrir de force les magasins à Harasta. Elles ont procédé à des arrestations dans cette ville et à Douma, où la grève aurait été observée à 90%, selon l'OSDH et des militants.

A l'Université aussi

A Homs, un bastion de la contestation dans le centre du pays, "la grève aurait été suivie à 100% dans les quartiers opposés au régime", selon l'OSDH. Des images vidéos diffusées par des militants ont montré des rues complètement désertes.

Des militants pro-démocratie ont signalé sur Internet que la grève était suivie dans plusieurs quartiers de Damas, mais la vie suivait néanmoins son cours normal dans le centre de la capitale, selon une journaliste de l'AFP. Le dimanche est un jour comme un autre en Syrie, où le repos hebdomadaire est observé le vendredi et le samedi.

"La plupart des facultés de l'Université de Damas, notamment celles de médecine, d'ingénierie informatique, et d'économie, ont observé la grève", selon les Comités locaux de coordination (LCC) qui organisent les manifestations sur le terrain.

Les violences - qui auraient fait déjà 55 morts vendredi et samedi selon les militants - n'ont pas cessé dimanche: deux civils auraient été tués par des tirs à Kafar Takharim, dans la province d'Idleb (nord-ouest), a affirmé l'OSDH.

ATS