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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres affirme que la Ghouta orientale "ne peut plus attendre" l'application d'une trêve en Syrie.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'urgence d'un cessez-le-feu en Syrie a marqué l'ouverture du Conseil des droits de l'homme. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a affirmé lundi à Genève que la résolution du Conseil de sécurité, soutenue par Berne, devait être appliquée "immédiatement".

"La Ghouta orientale ne peut plus attendre", a-t-il dit lors de son discours au début de la 37e session du Conseil des droits de l'homme. "Il faut protéger les civils et combattre le terrorisme ne prévaut pas" sur cet impératif, a-t-il aussi clamé. Il a rappelé que la Ghouta orientale est devenue "l'enfer sur terre".

Et qu'il est urgent qu'une aide humanitaire "sans entrave" puisse arriver sur place pour limiter la souffrance des Syriens. La trêve doit aussi permettre des évacuations médicales de la Ghouta orientale où quelque 400'000 personnes sont assiégées, selon M. Guterres.

La Suisse soutient de son côté "totalement" la résolution du Conseil de sécurité qui a appelé à une trêve de 30 jours en Syrie. La situation est "désespérée" après près de sept ans de conflit dans ce pays, a estimé devant la presse le conseiller fédéral Ignazio Cassis.

"Long chemin à parcourir"

"Toutes les situations de crise qu’examine actuellement le Conseil de sécurité s’accompagnent invariablement de violations des droits humains et d’atteintes à ces droits", a regretté M. Guterres. Les droits humains ont encore "malheureusement un très long chemin à parcourir", alors que cette année marque le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Mais les faits sur le terrain "ne correspondent pas encore" aux mots de cette déclaration, selon lui. Mentionnant également cet anniversaire, M. Cassis a souligné dans son discours la contribution de ce texte pour la paix et des "échanges stables" et a appelé les Etats à rejeter "la loi du plus fort".

"Je connais personnellement l’importance des droits humains : j’ai grandi sous une dictature", a encore témoigné M. Guterres pour qui la Déclaration universelle a contribué "à transformer en profondeur le monde dans lequel nous vivons." Et il faut assurer que les droits humains restent une priorité dans les conflits en cours.

Dans plusieurs cas, a souligné le secrétaire général, se focaliser trop fortement sur le contre-terrorisme "érode le respect des droits fondamentaux". Les médias font eux face une augmentation des attaques à leur encontre dans toutes les régions du monde.

"Si nous avions porté une plus grande attention aux droits humains durant ces deux dernières décennies, des millions de vies auraient été sauvées", a regretté M. Guterres. Il a appelé à sortir du faux clivage entre droits humains et souveraineté nationale.

"Abattoirs d'être humains"

De son côté, le Haut commissaire Zeid Raad al-Hussein a dénoncé plusieurs situations comme "les abattoirs d'être humains les plus prolifiques récents". Et de mentionner la Ghouta orientale, les autres zones assiégées en Syrie, la République démocratique du Congo (RDC), le Yémen, le Burundi et le nord de l'Etat de Rakhine en Birmanie.

M. Zeid a condamné les membres permanents du Conseil de sécurité qui sont "responsables de la continuation de tant de souffrance" avec l'utilisation de leur droit de veto.

Il a aussi à nouveau dénoncé la montée des discours xénophobes et racistes en Europe, comme ceux observés en Hongrie. Des déclarations qui ont provoqué la colère du chef de la diplomatie hongroise qui a appelé à la démission de M. Zeid dont le mandat arrive à échéance fin août. Le Haut commissaire a aussi ciblé l'antisémitisme de certains dirigeants polonais dans le cadre de la nouvelle loi adoptée sur l'Holocauste, controversée.

Lors de son discours, M. Guterres est lui par ailleurs revenu sur la situation des Rohingyas. "Ils sont assiégés en tant que groupe, simplement pour qui ils sont". Le secrétaire général a écrit une lettre officielle au Conseil de Sécurité sur la question, une première depuis 1989. "La communauté rohingya a désespérément besoin d'une assistance immédiate, d'une solution à long terme et de justice", a-t-il affirmé.

De son côté, le ministre sud-coréen des affaires étrangères a appelé son voisin du nord à capitaliser sur le rapprochement récent et à abandonner ses programmes nucléaires et balistiques. La 37e session du Conseil des droits de l'homme aura lieu jusqu'au 23 mars. Mercredi, l'anniversaire des 70 ans de la Déclaration sera marqué par un débat, auquel doivent participer Zeid Raad al-Hussein et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

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ATS