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Des centaines de missiles et de barils d'explosifs ont été lancés par les aviations syrienne et russe sur les zones rebelles, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) (archives).

KEYSTONE/AP Nabaa Media

(sda-ats)

Les rebelles dans le sud de la Syrie ont subi jeudi un déluge de feu sans précédent de la part du régime dans cette région. Ils ont annoncé en soirée un retour aux négociations avec les Russes qui veulent les convaincre de rendre leurs armes.

Toute la nuit et pendant la journée de jeudi, des "centaines" de missiles et de barils d'explosifs ont été lancés par l'aviation syrienne et celle de son allié russe sur les zones rebelles du sud, notamment près de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Acculés, les rebelles n'ont ainsi eu d'autre choix que de reprendre des négociations entamées la semaine dernière et dont ils avaient annoncé l'échec mercredi. "Les pourparlers vont reprendre", a déclaré un porte-parole des rebelles, Hussein Abazeed.

"Nous nous sommes mis d'accord sur une cessation des hostilités immédiate des deux côtés pour avoir un nouveau round de négociations. Nous demandons de réelles garanties et le parrainage de l'ONU pour les négociations", a indiqué de son côté dans un communiqué le commandement rebelle.

Plutôt une capitulation

Après avoir repris de larges pans du territoire grâce au soutien militaire de l'allié russe, le régime a désormais dans son viseur les provinces méridionales de Deraa et Qouneitra. Dans ses reconquêtes, le pouvoir a adopté une stratégie alliant bombardements meurtriers et négociations pour des accords dits de "réconciliation" qui s'apparentent à une capitulation.

A Genève, après l'ONU, Handicap International (HI) a appelé jeudi à épargner les civils et à garantir l'accès pour l'assistance humanitaire dans le sud-ouest de la Syrie. Son directeur de l'action d'urgence a mentionné la menace supplémentaire liée aux engins non explosés.

"La priorité doit être donnée à l'action contre les mines", notamment l'éducation à cette question et l'aide aux blessés, selon lui. De son côté, le Haut commissaire pour les réfugiés Filippo Grandi a affirmé que son institution était prête à augmenter son assistance en Syrie et en Jordanie. Et d'appeler à une "action urgente" pour éviter des milliers de victimes.

Moscou bloque le Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu jeudi une réunion d'urgence sur le sujet. Les partenaires de la Russie y ont plaidé pour que des convois humanitaires, bloqués à la frontière jordanienne, puissent atteindre les populations déplacées ou fuyant les bombardements côté syrien. Les violences ont poussé quelque 330'000 personnes à la fuite depuis le 19 juin, selon les Nations unies.

Mais la Russie s'est opposée à l'adoption d'une déclaration sur la situation dans le sud-ouest de la Syrie, ont indiqué des diplomates à l'issue d'une réunion d'urgence demandée par la Suède et le Koweït.

Un diplomate, sous couvert d'anonymat, a indiqué que tout avait été essayé pour que Moscou accepte une déclaration centrée sur l'aide humanitaire, mais en vain. "Ils sont sur leur offensive", a-t-il dit.

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ATS