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L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan est en visite ce dimanche à Moscou pour établir si la Russie fera pression sur son allié syrien pour endiguer les violences. Il doit rencontrer le président russe Dmitri Medvedev et son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.

M. Annan s'entretiendra à "l'heure du déjeuner" avec M. Lavrov puis, dans l'après-midi, avec le chef de l'Etat russe, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'émissaire sans apporter plus de précisions.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait indiqué vendredi que cette visite visait à analyser les "moyens pour parvenir à un règlement du conflit inter-syrien". M. Annan doit également se rendre à Pékin mardi et mercredi pour des entretiens avec les dirigeants chinois.

La Russie et la Chine, fidèles alliées de Damas, ont bloqué deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie qui a fait plus de 9000 morts en un an, selon une ONG. Les deux pays ont voté mercredi une déclaration du Conseil de sécurité soutenant la médiation de M. Annan et demandant à la Syrie d'appliquer sans tarder ses propositions de règlement.

Poursuite des violences

Moscou a néanmoins de nouveau insisté sur la part de responsabilité de l'opposition syrienne et de ses soutiens. Le principal conseiller diplomatique du Kremlin a ainsi estimé samedi qu'il était impossible de faire cesser le conflit "sans mettre fin au ravitaillement en armes de l'opposition depuis l'étranger".

Sur le terrain, les violences se poursuivaient dimanche. Des déserteurs ont attaqué à l'aube des centres de la sécurité de la région de Damas, tandis que l'armée poursuivait ses offensives contre les villes rebelles notamment sur la ville de Homs à nouveau violemment bombardée, ont rapporté des militants et une ONG.

Aucun bilan n'a été publié dans l'immédiat. Samedi, 46 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences.

ATS