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Syrie: l'"optimiste" de Mistura face aux nombreux acteurs influents

L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a été confronté à la situation militaire en Syrie et aux nombreux pays influents dans le conflit dans ce pays (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

En plus de 4 ans, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura n'aura pas obtenu de réelle avancée à Genève malgré plusieurs pourparlers indirects entre Syriens. Son "optimisme" affiché et sa résolution se sont heurtés à la situation militaire et aux pays influents.

Malgré des questions à plusieurs reprises sur sa marge de manoeuvre auprès des parties d'un conflit de plus de sept ans, M. de Mistura a souvent répété la légitimité du processus de Genève. Mais il aura dû faire face pendant longtemps à la volonté du gouvernement de n'aborder que les questions de "terrorisme" et à une opposition éclatée en plusieurs groupes, avant de se résoudre à une délégation unifiée.

Sur les réseaux sociaux, certains Syriens accusaient mercredi l'émissaire, qui a annoncé son retrait pour fin novembre, d'être responsable du décès de centaines de milliers de personnes. "Que vous ne l'aimiez ou pas, son départ pose d'importantes questions" sur l'avenir de tout processus politique, faisait remarquer de son côté un spécialiste du Moyen-Orient.

Dans l'entourage de l'émissaire, certains avaient affirmé il y a plusieurs années à Keystone-ATS que M. de Mistura ne partirait pas "avant d'avoir son Prix Nobel de la Paix". Des déclarations toutefois bien avant que le processus politique indirect entre Syriens à Genève ne soit éclipsé par la montée progressive du poids de la Russie.

Affirmant oeuvrer pour "relancer" ce format, Moscou a lancé des mécanismes parallèles, avec l'Iran et la Turquie, à Astana puis à Sotchi. Cette influence grandissante a été observée à mesure que les forces de Bachar al-Assad récupéraient des territoires en Syrie. Et après la reprise de Raqa à l'Etat islamique (EI) qui a contribué à une action moins résolue en faveur de l'opposition.

Contraste sur le GISS visé

Face aux blocages "opérationnels" du processus politique, M. de Mistura avait privilégié pendant quelques mois le soutien aux négociations d'accords locaux pour éviter des massacres, notamment dans la Ghouta orientale. Avant d'oeuvrer depuis janvier pour le lancement d'un Comité constitutionnel.

Récemment, des sources proches du dossier ne cachaient pas la difficulté d'avancer vers ce mécanisme. Depuis plusieurs mois, certains étaient aussi plus critiques sur l'utilité des rencontres chaque semaine du Groupe de soutien international à la Syrie (GISS) constitué de tous les pays influents auprès des parties au conflit.

Mais des sources diplomatiques relevaient que ce format était le seul où tous ces acteurs étaient représentés. Même si l'une d'entre elles admettait également que les décisions se prenaient dans d'autres pays et déplorait la lenteur des discussions sur un Comité constitutionnel.

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