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Des hommes inspectent les dégâts causés par les bombardements dans le nord de Raqa (image de l'agence Amaq, l'organe de propagande de l'EI).

KEYSTONE/AP Amaq News Agency/UNCREDITED

(sda-ats)

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), formées de combattants arabes et kurdes et soutenues par Washington, ont annoncé mardi être entrées par l'est à Raqa. Cette ville est le principal bastion en Syrie du groupe Etat islamique (EI).

"Nos forces sont entrées dans le quartier de Mechleb dans l'est de la ville", a déclaré à l'AFP le commandant des FDS Rojda Felat. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé l'entrée des FDS dans ce secteur, où elles ont pris le contrôle de plusieurs bâtiments.

Un porte-parole des FDS, Talal Sello, avait auparavant annoncé le lancement lundi de "l'offensive pour libérer" Raqa. Selon lui, la bataille sera "acharnée, car Daech (l'EI) luttera jusqu'au bout pour défendre sa capitale".

Préparatifs lancés en novembre

Raqa est la capitale de facto de l'EI en Syrie depuis que le groupe djihadiste s'en est emparé en 2014. Depuis lors, l'EI utilise cette ville à 90 km de la frontière turque comme base pour préparer des attentats en Occident.

Les FDS travaillaient à l'encerclement de la ville depuis novembre, dans le cadre d'une offensive appuyée par la coalition internationale anti-EI. Celle-ci aura un "très grand rôle" à jouer dans la bataille de Raqa, en menant des frappes aériennes et en épaulant au sol les combattants des FDS, a ajouté Talal Sello.

Selon les chiffres de la coalition, 3000 à 4000 combattants djihadistes seraient retranchés dans Raqa, où ils ont érigé des défenses en prévision d'un assaut.

Mise en garde turque

Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'ils avaient entrepris de distribuer des armes au mouvement kurde syrien des YPG (Unités de protection du peuple) pour l'aider à conquérir Raqa, dans le cadre d'un plan qui provoque la fureur de la Turquie, laquelle voit d'un très mauvais oeil l'influence croissante des Kurdes dans le nord de la Syrie.

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a d'ailleurs assuré mardi qu'Ankara riposterait sans attendre au cas où l'opération des FDS pour prendre Raqa présenterait une menace pour la Turquie.

S'adressant aux députés du parti au pouvoir, l'AKP, après l'annonce par les FDS du lancement de l'assaut contre Raqa, il a indiqué qu'Ankara prenait les mesures nécessaires relatives à la situation. La Turquie considère les YPG comme un groupe terroriste aligné sur le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en lutte dans le sud-est de la Turquie depuis 1984.

ATS

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