Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'armée syrienne a lancé mercredi un assaut terrestre contre le quartier rebelle de Baba Amr à Homs, ville stratégique au centre du pays, tentant de l'occuper après 25 jours de bombardements incessants. Mais les militants ont assuré qu'elle n'avait pas pu y pénétrer malgré sa puissance de feu.

Face à l'insécurité ambiante, la Suisse a décidé de fermer provisoirement son ambassade à Damas, a indiqué le DFAE en début de soirée.

Persistant dans leur politique de répression sanglante de la révolte, les autorités syriennes ont aussi refusé à la responsable des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos l'autorisation d'entrer en Syrie pour évaluer la situation humanitaire.

"Nettoyage maison par maison"

"L'offensive a commencé dans la nuit de mardi à mercredi. Le secteur est sous contrôle. L'armée a déjà procédé à un nettoyage maison par maison, et maintenant les soldats fouillent chaque cave et tunnel à la recherche d'armes et de terroristes", a affirmé une source de sécurité à Damas.

Les militants sur place ont démenti l'entrée des troupes. "Il s'agit de rumeurs pour terrifier" la population et "l'Armée syrienne libre (ASL) défendra les habitants jusqu'au bout", a assuré par téléphone Abou Ata al-Homsi.

Poumon industriel

Depuis des semaines, les militants anti-régime évoquaient la possibilité d'un assaut sur Baba Amr, le plus tenace des quartiers rebelles et surtout le centre d'aiguillage des armes venant du Liban voisin.

La géographie est au coeur de la bataille de Homs: troisième ville de Syrie, poumon industriel avec ses raffineries, elle est à la croisée des chemins entre Damas et le nord du pays. Sa province est frontalière du nord du Liban, majoritairement sunnite et sympathisant de la révolte.

ATS