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L'armée syrienne a poursuivi mardi ses attaques sur des bastions rebelles, tuant au moins 14 personnes, a indiqué une ONG syrienne. L'ONU doit se pencher en soirée sur l'avenir de sa mission d'observation dans le pays, suspendue en raison de la spirale des violences meurtrières.

Le général Robert Mood, chef de la mission des Nations unies (Misnus), doit faire un rapport devant le Conseil à 22h00 (en Suisse) sur sa décision samedi de suspendre les activités de cette mission en raison de "l'intensification des violences". Plus de 3300 morts ont été dénombrés depuis son déploiement mi-avril.

Le mandat de 90 jours de la Misnus s'étend jusqu'au 20 juillet, mais plusieurs pays occidentaux ont indiqué qu'il pourrait être interrompu avant l'heure si les violences empirent.

Régime et rebelles accusés

Les Occidentaux jugent le président Bachar al-Assad, dont ils réclament le départ, unique responsable de cette détérioration. La Chine et la Russie, alliés du régime syrien, accusent elles les rebelles.

Deux résolutions contre le régime de M. al-Assad ont déjà été bloquées par les Chinois et Russes au Conseil de sécurité. Mais le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine ont lancé un appel, lundi en marge du sommet du G20 au Mexique, pour un "arrêt immédiat" des violences "afin de mettre un terme à l'effusion de sang".

Près de 1000 morts par mois

La révolte populaire est réprimée dans le sang depuis mars 2011. En 15 mois, plus de 14'400 personnes ont péri, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les troupes bombardent depuis plusieurs jours des localités défendues farouchement par les rebelles. Dans la province de Homs, la ville de Rastane, qui échappe au contrôle de l'armée depuis février, a été la cible de violents bombardements mardi, a précisé l'OSDH.

ATS