Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'avion de combat turc abattu vendredi par la Syrie se trouvait dans l'espace aérien international, à 13 milles nautiques de la Syrie, selon le chef de la diplomatie turque. "Le jet effectuait un vol en solitaire et n'était pas armé", a expliqué Ahmet Davutoglu.

Le ministre a insisté sur le fait que le F-4 Phantom turc n'avait "aucune mission, y compris de collecte d'informations, au-dessus de la Syrie". L'appareil effectuait une mission d'entraînement et de test d'un système radar, a-t-il ajouté, précisant qu'aucun avertissement n'avait été envoyé avant que l'avion ne soit détruit.

M. Davutoglu a cependant reconnu que l'avion était entré un moment dans l'espace aérien syrien. Mais "l'appareil n'a montré aucun signe d'hostilité envers la Syrie et a été abattu 15 minutes environ après avoir violé momentanément l'espace syrien", a-t-il dit.

Pas d'avertissement de la Syrie

Il a ajouté que les radars turcs ont demandé aux deux pilotes de l'appareil de quitter l'espace syrien, mais qu'aucun avertissement n'est venu de la Syrie. "Les Syriens savaient bien qu'il s'agissait d'un avion militaire turc et la nature de sa mission", a-t-il ajouté.

Les autorités syriennes avaient affirmé précédemment que l'appareil volait à basse altitude au-dessus des eaux territoriales de la Syrie lorsqu'il a été abattu.

Depuis samedi, Syriens et Turcs ont uni leurs efforts pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'appareil. Des équipes de garde-côtes turcs et syriens poursuivaient dimanche leurs opérations de recherche pour sauver les pilotes, mais l'espoir de les retrouver vivants est très faible.

Dizaines de tués

Pendant ce temps en Syrie, les violences se poursuivent. Au moins 16 soldats ont été tués dimanche dans des combats avec des rebelles dans la province d'Alep, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'ONG fait également état de huit autres tués à travers le pays, dont plusieurs civils.

Samedi a encore été une journée particulièrement sanglante avec la mort d'au moins 116 personnes, dont 77 civils, a précisé l'OSDH.

ATS