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Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mercredi dans une déclaration la Syrie à mettre en oeuvre les propositions du médiateur Kofi Annan. Sur le terrain, de nouvelles opérations militaires ont été menées, -notamment autour de Homs- et ont fait 23 morts.

Le texte, adopté par les quinze membres du Conseil, demande au président syrien Bachar al-Assad et à l'opposition syrienne de "travailler de bonne foi" avec M. Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe. Il exige aussi "d'appliquer totalement et immédiatement" le plan de règlement en six points mis sur la table par M. Annan lors de ses entretiens à Damas.

Si ce plan n'est pas mis en oeuvre, le Conseil prévoit de passer éventuellement à des "étapes ultérieures", qui ne sont pas précisées. Initialement, le texte prévoyait que le Conseil "envisage des mesures supplémentaires" si le plan de M. Annan n'était pas appliqué.

Texte plus vague et moins menaçant

Le choix d'une nouvelle formule, plus vague et moins menaçante, a permis de contourner les réserves de la Russie. Fidèle allié de Damas, Moscou refusait que la déclaration prenne "la forme d'un ultimatum" au régime syrien.

Cette "déclaration présidentielle" a moins de poids qu'une résolution, mais se révèle généralement plus facile à négocier. Un tel texte est adopté par consensus, sans possibilité de veto. Moscou et Pékin avaient mis leur veto à deux résolutions du Conseil condamnant la répression en Syrie, en octobre 2011 et en février dernier.

Le texte mentionne parmi les propositions de M. Annan "la cessation de toutes formes de violence armée par toutes les parties sous supervision de l'ONU", la "fourniture d'aide humanitaire à toutes les zones affectées par les combats" et "la libération des personnes détenues arbitrairement".

Sur le terrain, les opérations de l'armée syrienne et des combats entre soldats et rebelles armés, dont des déserteurs, ont entraîné mercredi la mort de 23 personnes en Syrie, dont 15 civils, selon l'OSDH.

ATS