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Les Nations unies envisagent de déployer une mission d'observateurs forte de 250 hommes pour surveiller un éventuel cessez-le-feu en Syrie, ont indiqué vendredi des diplomates. Ils ne seraient pas armés et seraient protégés par les forces syriennes.

L'ONU a demandé l'autorisation à Damas d'envoyer une équipe d'experts du département des opérations de maintien de la paix afin d'étudier sur place les conditions de ce déploiement. Le gouvernement syrien n'a pas encore répondu à cette demande.

"Nous voulons envoyer des experts à Damas pour des discussions à ce sujet et nous attendons la réponse du gouvernement", a indiqué un responsable de l'ONU sous couvert d'anonymat. Un minimum de 250 observateurs serait nécessaire, a-t-il précisé.

Ils seraient prélevés sur les contingents de missions de maintien de la paix existantes comme la Force des Nations unies au Liban (Finul), la FNUOD (Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan) ou la mission de l'ONU au Soudan du Sud.

Conditions non remplies

Il s'agit pour l'instant de dresser des plans préliminaires au cas où le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan obtiendrait un accord du régime syrien et de l'opposition armée permettant un cessez-le-feu. Le porte-parole de M. Annan, Ahmad Fawzi, a confirmé à l'AFP, sans donner de détails, que le département des opérations de maintien de la paix "se prépare à envoyer une mission" en Syrie.

"Nous avons entamé une réflexion mais il faudrait, pour qu'il y ait une mission d'observation, un cessez-le-feu, l'accord du pays hôte, la Syrie, et un mandat du Conseil de sécurité", a expliqué un autre responsable de l'ONU. "Aucune de ces conditions n'est remplie pour l'instant".

Depuis le début de la crise en Syrie il y a un an, les 15 membres du Conseil de sécurité n'ont pas réussi à adopter une résolution, deux projets de texte ayant été bloqués par le veto de la Russie et de la Chine.

ATS