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Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé vendredi une enquête complète et indépendante sur le massacre commis à Houla, en Syrie, pour en identifier les responsables en vue de poursuites. La Russie, soutien du régime de Damas, résiste toujours aux pressions pour lâcher son allié et réfute toute livraison d'armes.

La résolution du Conseil des droits de l'homme a été adoptée par 41 voix contre trois (Russie, Chine, Cuba) et deux abstentions. Tout en condamnant les violations en Syrie, la Russie a demandé un vote en expliquant que le texte de la résolution était déséquilibré faute, en particulier, de condamnation du terrorisme.

Cuba a soutenu la position de Moscou, alors que la Chine a affirmé que le texte préjuge des résultats de l'enquête et "ne sert pas la recherche d'une solution politique" en Syrie. La Suisse a voté pour.

Le massacre d'au moins 108 personnes, dont 49 enfants et 34 femmes, vendredi et samedi dernier à Houla a provoqué un véritable tollé au sein de la communauté internationale. La Syrie a toujours refusé jusqu'ici de donner accès à la commission d'enquête internationale.

Tirs sur des manifestants

Les forces syriennes ont ouvert le feu vendredi sur des manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes en hommage aux 49 enfants massacrés. Au moins 18 personnes ont été tuées dans le pays, dont deux manifestants atteints par balles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine en visite à Berlin a estimé que l'on voyait apparaître en Syrie des éléments "précurseurs" d'une guerre civile. Mais il a jugé impossible de résoudre la crise "par la force" et s'est prononcé avec la chancelière Angela Merkel en faveur d'une "solution politique".

Vladimir Poutine a affirmé ne soutenir "aucune des parties" en Syrie, et démenti que son pays fournisse des armes au régime pour mater l'insurrection. Il a ainsi rejeté les accusations américaines relatives à des livraisons "répréhensibles" de matériel à Damas.

ATS